Notre action
Le parcours
18 juillet : Tonnerre
19 juillet : canal de Bourgogne
20 juillet : canal de Bourgogne
21 juillet :canal de Bourgogne
22 juillet :canal de Bourgogne
23 juillet : Canal de Bougogne - Alésia
24 juillet : Alésia - Flavigny sur Ozerain (canal de Bourgogne 82 km)
25 juillet : Flavigny sur Ozerain - Sainte Colombe (20 km)
26 juillet : Sainte Colombe - Vic sous Thil (21 km)
27 juillet : Vic sous Thil - Lac de Chamboux (19 km)
28 juillet : Lac de Chamboux - Gien sur cure (23km)
29 juillet : Gien sur cure - Haut Folin (21.5 km)
30 juillet : Haut Folin - Bibracte (10 km)
31 juillet : Bibracte - Temple 1000 bouddhas (32,5 km)
1 août : JOURNEE DE REPOS
2 août : Temple - Montgillard (23.5 km)
3 août : Montgillard - Guegnon - Rigny sur Arroux (24,5 km)
4 août : Rigny sur Arroux - Le Carignat (23 km)
5 août : Le Carignat - Melay (22 km)
6 août : Melay - Saint Germain Lespinasse (26 km)
7 août : Saint Germain Lespinasse - La Verrerie (24 km)
8 août : La Verrerie - Saint Just en Chevalier (26,5 km)
9 août : Saint Just en Chevalier - Noirétable (24 km)
10 août : JOURNEE REPOS
11 août : Noirétable - Saint Just en Bas (25,5 km)
12 août : Saint Just en Bas - Montverdun (23 km)
13 août : Montverdun - Chambéon (25 km)
14 août : Chambéon - Estaing (25 km)
15 août : Estaing - Panissières (23 km)
16 août : Panissières - Villechenève - Yzeron (26.5 km)
17 août : Yzeron - Saint Christophe en Jarez (25 km)
18 août : Saint Christophe en Jarez - Saint-Chamond (23,5 km)
19 août : Saint-Chamond - Saint Sauveur en Rue (28 km)
20 août : Saint Sauveur en Rue - Devesset (28,5km)
21 août : Devesset - Fay sur Lignon (25 km)
22 août : Fay sur Lignon - Mont Gerbier de Jont (25.5 km)
Transport en van
23 août : Rochemaure - Montélimar - Montbouchert sur Jabron (11 km)
24 août : Montboucher sur Jabron - Aleyrac (23 km)
25 août : Aleyrac - Rousset les Vignes (19 km)
19 juillet : canal de Bourgogne
20 juillet : canal de Bourgogne
21 juillet :canal de Bourgogne
22 juillet :canal de Bourgogne
23 juillet : Canal de Bougogne - Alésia
24 juillet : Alésia - Flavigny sur Ozerain (canal de Bourgogne 82 km)
25 juillet : Flavigny sur Ozerain - Sainte Colombe (20 km)
26 juillet : Sainte Colombe - Vic sous Thil (21 km)
27 juillet : Vic sous Thil - Lac de Chamboux (19 km)
28 juillet : Lac de Chamboux - Gien sur cure (23km)
29 juillet : Gien sur cure - Haut Folin (21.5 km)
30 juillet : Haut Folin - Bibracte (10 km)
31 juillet : Bibracte - Temple 1000 bouddhas (32,5 km)
1 août : JOURNEE DE REPOS
2 août : Temple - Montgillard (23.5 km)
3 août : Montgillard - Guegnon - Rigny sur Arroux (24,5 km)
4 août : Rigny sur Arroux - Le Carignat (23 km)
5 août : Le Carignat - Melay (22 km)
6 août : Melay - Saint Germain Lespinasse (26 km)
7 août : Saint Germain Lespinasse - La Verrerie (24 km)
8 août : La Verrerie - Saint Just en Chevalier (26,5 km)
9 août : Saint Just en Chevalier - Noirétable (24 km)
10 août : JOURNEE REPOS
11 août : Noirétable - Saint Just en Bas (25,5 km)
12 août : Saint Just en Bas - Montverdun (23 km)
13 août : Montverdun - Chambéon (25 km)
14 août : Chambéon - Estaing (25 km)
15 août : Estaing - Panissières (23 km)
16 août : Panissières - Villechenève - Yzeron (26.5 km)
17 août : Yzeron - Saint Christophe en Jarez (25 km)
18 août : Saint Christophe en Jarez - Saint-Chamond (23,5 km)
19 août : Saint-Chamond - Saint Sauveur en Rue (28 km)
20 août : Saint Sauveur en Rue - Devesset (28,5km)
21 août : Devesset - Fay sur Lignon (25 km)
22 août : Fay sur Lignon - Mont Gerbier de Jont (25.5 km)
Transport en van
23 août : Rochemaure - Montélimar - Montbouchert sur Jabron (11 km)
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- Jour 9 - Jeudi 25 Juillet - Au cœur de l'histoire
- Jour 8 - Mercredi 24 Juillet - En route pour Bibracte
- Jour 7 - Mardi 23 Juillet - Aux portes d'Alésia
- Dans L'Yonne Républicaine
- Jour 6 - Lundi 22 Juillet - Sale temps pour les taons
- Jour 5 - Dimanche 21 juillet - La peur bleue de Ma...
- Jour 4 - Samedi 20 Juillet - Au rythme des écluses
- Jour 3 - Vendredi 19 Juillet - On avance, c'est un...
- Jour 2 - Jeudi 18 Juillet - Tonnerre... Tonnerre.....
- Jour 1 - Mercredi 17 Juillet - Première nuit sous ...
- Et voici le détail du parcours
- De la traversée de la Loire jusqu'à sa source...
- Dans le magazine Maxi
- L'Himalaya au coeur de la Bourgogne
- J-12 : Les flyers à l'imprimerie !
- Marius, l'âne solaire !
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mercredi 31 juillet 2013
Jour 15 - Mercredi 31 Juillet - Enfin arrivés à Bibracte
J'ai bien dormi à la belle étoile...
Cette nuit nous avons eu la visite d'un cerf ou d'un chevreuil, je ne sais pas trop....
J'entendais l'animal souffler très fort...de son côté, Marius n'était pas franchement rassuré et il avait les deux oreilles dressées. J'ai chassé l'animal en soufflant encore plus fort que lui... il a eu peur.... il est parti ! Je me suis rendormi, mais j'avoue que le réveil à été difficile ce matin car je me suis couché tard et je n'avais pas de réseau pour pouvoir communiquer...
J'ai donc démarré à 8h15 pour faire mes 9,5 kilomètres qu'il me restait à faire pour boucler cette seconde grande étape de mon périple et rejoindre Bibracte !
Une fois n'est pas coutume et j'ai encore beaucoup cherché ma route pour arriver jusqu'à Bibracte. Je dois avouer que c'est assez pénible et ça me fait presque oublier la beauté des paysages que nous parcourons.
Nous traversons de magnifiques forêts avec des arbres plusieurs fois centenaires et arrivons doucement sur le site archéologique de Bibracte. C'est avec une grande émotion que je découvre ce qu'est enfin Bibracte ! Durant ces longues journées à marcher sur les pas de Vercingétorix et de Jules César, j'ai eu le temps de m'imprégner de toute cette partie de l'histoire et de tout ce que cela peut représenter. Une histoire vieille de 2000 qui est toujours aussi présente aujourd'hui.
A Bibracte vivait jadis le peuple des Eduens, un puissant peuple gaulois. Le Morvan était le cœur de leur territoire.
Vers 100 avant J-C, les Eduens édifièrent à Bibracte, sur le Mont Beuvray, à quelques kilomètres au sud des Bardiaux, la plus belle et la plus riche de leurs villes, selon le témoignage de César lui-même. Le choix de Bibracte comme capitale se justifie par sa position géographique stratégique, entre Loire et Val de Saône, mais aussi par les ressources minières, forestières et agricoles du Morvan. C'était un nœud routier et une place commerciale où s'échangeaient de nombreuses denrées d'origine lointaine, comme le vin importé de l'Italie Romaine, et où des artisans, forgerons, bronziers, orfèvres, fabriquaient des objets qui faisaient leur renommée. Les Eduens furent les premiers des gaulois à pouvoir devenir citoyens romains à part entière.
Les Eduens finissent par renier leur alliance avec Rome au moment du soulèvement de Vercingétorix. Ils mettent alors leurs efforts pour aider le roi des Arvernes, leur ancien ennemi, et vont même jusqu’à le couronner roi à Bibracte, Viridomaros, roi des Eduens, le reconnaissant roi des Gaulois, leur capitale. Les Eduens restent pourtant fidèles à César. Ce n’est qu’après le siège de Gergovie, gagné par Vercingétorix, que Viridomaros souligne son souhait de se joindre à la révolte sans rien cacher à César qui l’avait mis à la tête des Eduens. Finalement, en -52, Vercingétorix ayant déposé les armes à Alésia, les Eduens voient Bibracte reléguée en petite cité. Ils se voient aussi cantonnés à une nouvelle capitale, Augustodunum (Autun).
Dès la Renaissance, les érudits s’interrogent sur l’emplacement de Bibracte. La plupart tranchent en faveur d’Autun.
Lorsque Napoléon III souhaite écrire une Histoire de Jules César, des recherches sont lancées pour localiser Alésia, Gergovie ou Bibracte. On interroge les érudits, on encourage les fouilles.
Le vicomte d’Abboville, propriétaire du mont Beuvray, y fait faire des sondages en 1865.
De son côté, un négociant en vin d’Autun, Jacques-Gabriel Bulliot, pétri d’études humanistes, est depuis longtemps persuadé que l’antique Bibracte se trouvait au Beuvray. Napoléon III le chargeant en 1867 d’explorer le mont, il y conduit des campagnes de fouilles jusqu’en 1895, dégageant les murs de maisons, d’ateliers, de bâtiments publics, et recueillant des milliers d’objets, qui sont aujourd’hui répartis entre le musée Rolin d’Autun et celui des Antiquités nationales à St-Germain-en-Laye.
Joseph Déchelette, neveu de Bulliot, est associé à ses recherches puis en prend la direction. Déchelette, qui correspond avec d’autres archéologues, se rend compte que les vestiges retrouvés au Beuvray se retrouvent, identiques, en Bavière, en Hongrie, en Bohême. C’est lui qui comprend qu’une « civilisation » s’étendait sur une vaste partie de l’Europe. A sa mort, en 1914, Bibracte et le Beuvray retombent dans le sommeil. En 1984, un vaste programme de recherches, conçu en collaboration avec les chercheurs de l’Europe entière, est mis en place à l’initiative du Président de la République François Mitterrand. Ce programme s’accompagne de la construction d’un centre de recherches et d’un musée, dans le cadre des Grands travaux de l’Etat, ainsi que de l’acquisition du site du mont Beuvray. Aujourd’hui, le Centre archéologique européen anime les recherches pour le compte du ministère de la Culture. Il assure la protection et la mise en valeur du site, promu au rang de site national et classé au double titre des Sites et Monuments historiques.
Mon ami Eric est de nouveau venu à ma rencontre, mais cette fois-ci pour me ramener un petit ravitaillement, car sur les chemins forestiers, je n'ai pas pu faire de shopping !!!
J'ai traversé le site archéologique , Marius me suivait plus ou moins de près... A un moment, ne m'ayant plus dans sa ligne de mire, il s'est un peu affolé !! M’apercevant au loin, il s'est mis à courir pour me rejoindre. Inutile de vous dire qu'il a fait forte impression auprès des archéologues qui étaient sur place et qui ont suivi la scène en direct !!!
J'ai croisé beaucoup de personnes sur le site qui avaient déjà entendu parler de nous à travers le journal de Saône et Loire. J'y ai également croisé une dame qui est Maire d'une petite commune de la Nièvre.
Comme d'habitude, je prends le temps de discuter avec toutes ces personnes que je rencontre, et continue en parallèle de m'imprégner de l'histoire de Bibracte.
Ce soir, une animation découverte des étoiles est prévue sur les hauteurs de Bibracte, et divers télescope sont en cours d'installation, voyant cela, mon Marius, certes un peu trop curieux a voulu aller voir de plus près ces appareils..... Je l'ai rattrapé juste à temps et n'ose même pas imaginer le carnage !!!! Autant dire que mon Marius aurait pu ressembler à un éléphant au milieu d'un magasin de porcelaines !!! La catastrophe a été évitée !!! Oufffff !
Vers 23 heures ont pu commencer les observations, mais je n'ai pas eu le courage d'y rester longtemps car j'avais encore mes cartes à consulter pour la suite de mon périple et que la fatigue commence à bien se faire sentir ...
mardi 30 juillet 2013
Jour 14 - Mardi 30 Juillet - Dernière ligne droite avant Bibracte
J'ai peu dormi cette nuit, mais j'étais bien ! J'étais bien dans mon duvet !!! Je vérifiais de temps en temps ce que faisait Marius, mais tout s'est passé sans encombre.
Je me suis levé à 6h45, pour un départ à 7h15, histoire de récupérer un maximum de temps perdu.
A peine parti, voila la pluie qui nous gagne... On fait un bout de chemin en empruntant la départementale, qui fort heureusement est très peu fréquentée à cette heure là.
Nous passons près d'un parc à sangliers et continuons notre route en passant par la piste forestière des Potrons. Je me suis perdu, une fois de plus et nous arrivons à la fontaine salée (nom enregistré par erreur au cadastre qui est resté comme cela par la suite) qui devait en fait s'appeler la fontaine sablée car les sources des fontaines salée jaillissent du sable et fournissent une eau très pure. Je suis à la limite entre la Nièvre et la Saône et Loire.
Nous passons ensuite près du canal du Touron. Ce que l'on voit aujourd'hui est un grand fossé de 550 mètres de long, 14 mètres de large et 4 mètres de profondeur, à cheval sur la ligne de partage des eaux entre le bassin de la Seine et le bassin de la Loire.
Son histoire récente est bien connue, puisqu'il servait de retenue d'eau durant la période où le bois du Morvan chauffait Paris après y avoir été conduit par flottage. En effet, dans le Haut morvan le flot de l’Yonne n'était pas suffisamment puissant pour emporter avec lui les importantes quantités de bûches qui y étaient jetées. Des étangs ont donc été aménagés sur de nombreux ruisseaux afin de créer un flot capable d'emmener tout ce bois jusqu'au point où l'Yonne devenait flottable. On voit les restes des extrémités de la digue à gauche et à droite. La partie centrale ayant été détruite.
Mais, selon les dires, cet ouvrage aurait été réalisé par les Romains. S'il a vraiment été construit par les romains pour servie de réservoir d'eau, est-ce vraiment pour contribuer à rendre l'Arroux navigable jusqu'à Autun, alors ville gallo-romaine de première importance ?
D'autres grands fossés d'origine apparemment très ancienne comme celui-ci existent ailleurs dans le Morvan et en france. Tantôt considérés comme ligne de défense, tantôt comme réservoir d'eau. Des recherches plus récentes sur ce genre d'excavation font apparaître qu'il s'agirait plutôt de minières (mines à ciel ouvert qui suit un filon). De plus, ces minières pourraient remonter bien avant l'arrivée des Romains. Le canal du Touron serait-il alors une ancienne mine gauloise ?
J’avance tant bien que mal, toujours en me trompant de chemin et arrive au Hameau des Bardiaux où a été mis à jour dans les années 70, un magnifique petit théâtre gallo-romain.
Le théâtre mesure 45 mètres de long sur 40 mètres de large et possède 6 terrasses concentriques tenant lieu de gradins. Son périmètre était défini par un mur de 50 cm d'épaisseur, pour une hauteur variant de 40 à 60 cm. Ce théâtre possédait un orchestre d'un peu plus de 9 mètres de rayon.
Le céramiques et monnaies retrouvées sur le site permettent de penser qu'il fut abandonné au milieu du Vème siècle.
Ce théâtre rural devait avoir une capacité d'accueil de 600 à 700 places et devait également servir de lieu de réunions publiques, et peut-être de rituels.
Le théâtre fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 8 décembre 1975.
Ce théâtre se situe au carrefour de deux grandes voies. Celles de Bibracte/Alésia, et celle d'Autun/Orléans.
Il était aménagé avec du bois et très peu de maçonnerie. Il se trouve tout près de la commune d'Arleuf.
Il est midi, et mon ami Eric et de nouveau venu me rejoindre aujourd'hui pour faire quelques nouvelles photo pour un nouvel article de presse.
Nous parlons du bois du Morvan et il me dit que deux industries belges souhaiteraient venir s'implanter dans la région pour faire des coupes de bois. L'une d'entre elles auraient même une capacité gigantesque, au point de pouvoir déboiser le Morvan en seulement 10 à 15 ans.
Il me dit également que la population y est fortement opposée et que les professionnels sont aussi conscients que si ces entreprises s'implantent ici, la région courrait à la catastrophe.
Après m'être trompé une dernière fois où j'ai marché longtemps pour rien, on s'est retrouvé à 9,5 kilomètres de Bibracte, mais il était déjà 23 heures.
Nous nous sommes donc arrêtés en pleine forêt du Morvan. Je n'ai pas pris la peine de déplier ma tente. Je me suis posé sur mon matelas et enfilé dans mon duvet...
Je me suis levé à 6h45, pour un départ à 7h15, histoire de récupérer un maximum de temps perdu.
A peine parti, voila la pluie qui nous gagne... On fait un bout de chemin en empruntant la départementale, qui fort heureusement est très peu fréquentée à cette heure là.
Nous passons près d'un parc à sangliers et continuons notre route en passant par la piste forestière des Potrons. Je me suis perdu, une fois de plus et nous arrivons à la fontaine salée (nom enregistré par erreur au cadastre qui est resté comme cela par la suite) qui devait en fait s'appeler la fontaine sablée car les sources des fontaines salée jaillissent du sable et fournissent une eau très pure. Je suis à la limite entre la Nièvre et la Saône et Loire.
Nous passons ensuite près du canal du Touron. Ce que l'on voit aujourd'hui est un grand fossé de 550 mètres de long, 14 mètres de large et 4 mètres de profondeur, à cheval sur la ligne de partage des eaux entre le bassin de la Seine et le bassin de la Loire.
Son histoire récente est bien connue, puisqu'il servait de retenue d'eau durant la période où le bois du Morvan chauffait Paris après y avoir été conduit par flottage. En effet, dans le Haut morvan le flot de l’Yonne n'était pas suffisamment puissant pour emporter avec lui les importantes quantités de bûches qui y étaient jetées. Des étangs ont donc été aménagés sur de nombreux ruisseaux afin de créer un flot capable d'emmener tout ce bois jusqu'au point où l'Yonne devenait flottable. On voit les restes des extrémités de la digue à gauche et à droite. La partie centrale ayant été détruite.
Mais, selon les dires, cet ouvrage aurait été réalisé par les Romains. S'il a vraiment été construit par les romains pour servie de réservoir d'eau, est-ce vraiment pour contribuer à rendre l'Arroux navigable jusqu'à Autun, alors ville gallo-romaine de première importance ?
D'autres grands fossés d'origine apparemment très ancienne comme celui-ci existent ailleurs dans le Morvan et en france. Tantôt considérés comme ligne de défense, tantôt comme réservoir d'eau. Des recherches plus récentes sur ce genre d'excavation font apparaître qu'il s'agirait plutôt de minières (mines à ciel ouvert qui suit un filon). De plus, ces minières pourraient remonter bien avant l'arrivée des Romains. Le canal du Touron serait-il alors une ancienne mine gauloise ?
J’avance tant bien que mal, toujours en me trompant de chemin et arrive au Hameau des Bardiaux où a été mis à jour dans les années 70, un magnifique petit théâtre gallo-romain.
Le théâtre mesure 45 mètres de long sur 40 mètres de large et possède 6 terrasses concentriques tenant lieu de gradins. Son périmètre était défini par un mur de 50 cm d'épaisseur, pour une hauteur variant de 40 à 60 cm. Ce théâtre possédait un orchestre d'un peu plus de 9 mètres de rayon.
Le céramiques et monnaies retrouvées sur le site permettent de penser qu'il fut abandonné au milieu du Vème siècle.
Ce théâtre rural devait avoir une capacité d'accueil de 600 à 700 places et devait également servir de lieu de réunions publiques, et peut-être de rituels.
Le théâtre fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 8 décembre 1975.
Ce théâtre se situe au carrefour de deux grandes voies. Celles de Bibracte/Alésia, et celle d'Autun/Orléans.
Il était aménagé avec du bois et très peu de maçonnerie. Il se trouve tout près de la commune d'Arleuf.
Il est midi, et mon ami Eric et de nouveau venu me rejoindre aujourd'hui pour faire quelques nouvelles photo pour un nouvel article de presse.
Nous parlons du bois du Morvan et il me dit que deux industries belges souhaiteraient venir s'implanter dans la région pour faire des coupes de bois. L'une d'entre elles auraient même une capacité gigantesque, au point de pouvoir déboiser le Morvan en seulement 10 à 15 ans.
Il me dit également que la population y est fortement opposée et que les professionnels sont aussi conscients que si ces entreprises s'implantent ici, la région courrait à la catastrophe.
Après m'être trompé une dernière fois où j'ai marché longtemps pour rien, on s'est retrouvé à 9,5 kilomètres de Bibracte, mais il était déjà 23 heures.
Nous nous sommes donc arrêtés en pleine forêt du Morvan. Je n'ai pas pris la peine de déplier ma tente. Je me suis posé sur mon matelas et enfilé dans mon duvet...
lundi 29 juillet 2013
Jour 13 - Lundi 29 Juillet - Il y a vraiment des jours sans ...
Je me réveille près du pont qui enjambe le Ternin et ma nuit n'a pas été des plus agréable car j'ai dormi dans un duvet et une tente humides, je démarre vers 9h30 bon poids.
D'entrée, je me trompe de direction pour sortir du village car c'est réellement très mal indiqué... et ça ne fait que commencer !!!!
Ma journée n'a été qu'une succession de 1/2 tours... je ne sais combien de fois j'ai dû rebrousser chemin....c'est la MI.....SE....RE ... !
Une fois sorti d'Alligny je fais un morceau de chemin sur du goudron et je marche en direction de Moux en Morvan, la capitale du sapin de Noël. Le Morvan produit 10% du marché national.
Le premier pépiniériste à exploiter le sapin en France, est d'ici.
Mon ami Eric, journaliste, vient donc me rejoindre à Moux pour faire plusieurs articles de presse (internet et papier). Je dois dire que c'est agréable de revoir des amis ....
En milieu d'après-midi nous nous quittons. Et oui, toutes les bonnes choses ont aussi une fin !
Nous passons non loin de Ménessaire. Géographiquement,la commune de Ménessaire est complètement détachée du canton de Liernais et de la Côte-d'Or. Elle est enclavée entre la Nièvre et la Saône et Loire. C'est à la révolution, lors du découpage des départements que Moux et Alligny en Morvan ont été rattachés à la Nièvre et Ménessaire à la Côte d'Or.
Les problèmes de signalisation ont continué toute la journée, si bien qu'à 18 heures j'étais seulement là où je devais me trouver la veille au soir. J'accumule beaucoup de retard et je pense que je ne prendrai pas ma journée de repos jeudi...
En plus de tous ces problèmes de mauvaise signalétique, j'ai pris la pluie quasiment toute la journée, de façon intermittente, mais assez forte parfois !
J'essaie tant bien que mal d'avancer...et me dirige vers Gien sur Cure.
Je traverse quelques bois toujours avec de grandes ornières. On ne peut passer ni à droite, ni à gauche et nous tentons de contourner l'obstacle par les bois, ce qui est très compliqué pour Marius. A un moment Marius a voulu passer par les bois car il ne voulait pas mettre ses sabots dans une énorme flaque. Il fait 1/2 tour pour essayer de passer ailleurs, mais il n'y parvient pas ! Je l'appelle en lui faisant du chantage comme d'habitude " viens Marius ou je t'abandonne ici " ! Logiquement ça marche et il vient, mais là, pas de chance pour mon compagnon.... son bât a tourné et s'est retrouvé avec tout le poids des sacoches du même côté !!! J’accoure vers lui en essayant de le soulager et lui défais son bât, et pose les sacoches par terre. Je le rebatte, mais je ne lui remets pas les sacoches.
Nous longeons la flaque sur le côté et je l'attache à un arbre.Je retourne ensuite chercher les sacoches que j'avais posées.
Ouf ! Catastrophe évitée !!! Je rebatte mon compagnon correctement et lui remets les sacoches sur le dos et poursuivons notre chemin.
Dans ces grandes flaques vivent toutes sortes d'insectes, mais pas que...
Il y a aussi des petites grenouilles qui apprécient l'humidité des forêts et il faut que nous fassions très attention où l'on marche, afin de ne pas les écraser. Nous faisons également très attention de ne pas écraser les limaces et les escargots de bourgogne qui sont très gros. Quand on y marche dessus par mégarde, on s'en veut un peu...
Nous sommes presque arrivés au Bois d'Anost et là, le voie Bibracte/Alésia croise une autre voie ancienne, celle qui va de Gien sur Cure à Autun. La ville d'Autun a été fondée par les Romains comme Augustodunum, sœur et émule de Rome au début du règne de l'empereur Auguste, capitale gallo-romaine des Eduens en remplacement de Bibracte, évêché dès l'Antiquité, Autun a été jusqu'à la fin du XVème siècle une cité prospère et un centre culturel influent, en dépit des pillages et des invasions. Son enclavement géographique et la concurrence croissante de Dijon, de Chalon sur Saône et plus tard du Creusot ont contribué à son déclin au cours des siècles suivants. La ville conserve de son passé antique et médiéval un riche patrimoine qui en fait par ailleurs un important site touristique au cœur de la Bourgogne.
Ce croisement se nomme la Croix de Chèvre.
Nous traversons la forêt domaniale d'Anost avec ses grandes pistes forestières. Les chemins ne sont toujours pas correctement indiqués. Il n'y a pas de signalisation aux croisements...
Arrivé en haut, il y a des coupes de bois et il y en a vraiment dans tous les sens.
Nous arrivons à proximité de Gien sur Cure vers 18h et nous poursuivons notre marche dans la pénombre et trouvons enfin un panneau indiquant que nous étions sur le bon chemin. Me voila rassuré, mais il est déjà très tard. Un peu plus loin, je vois un chemin qui part vers le source de la Cure, un des principaux affluent de l'Yonne.
J'avance encore un peu pour trouver un terrain herbeux pour Marius.
Il est 22 heures quand nous trouvons un terrain clos où sont plantés des milliers de sapins. Il y a de l'herbe...ça me paraît très bien pour y passer la nuit même si c'est pentu. J'ouvre la clôture, débatte Marius et le fais entrer.
Le ciel est étoilé et je décide de ne pas planter ma tente pour gagner du temps demain matin.
Je me cale entre la clôture et mes sacoches pour ne pas rouler dans la pente au milieu de la nuit et j'essaie de m'endormir ...
![]() |
| Pont sur le Ternin reconstruit en 1832 |
D'entrée, je me trompe de direction pour sortir du village car c'est réellement très mal indiqué... et ça ne fait que commencer !!!!
Ma journée n'a été qu'une succession de 1/2 tours... je ne sais combien de fois j'ai dû rebrousser chemin....c'est la MI.....SE....RE ... !
Une fois sorti d'Alligny je fais un morceau de chemin sur du goudron et je marche en direction de Moux en Morvan, la capitale du sapin de Noël. Le Morvan produit 10% du marché national.
Le premier pépiniériste à exploiter le sapin en France, est d'ici.
Mon ami Eric, journaliste, vient donc me rejoindre à Moux pour faire plusieurs articles de presse (internet et papier). Je dois dire que c'est agréable de revoir des amis ....
En milieu d'après-midi nous nous quittons. Et oui, toutes les bonnes choses ont aussi une fin !
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| Marius à Moux en Morvan |
Nous passons non loin de Ménessaire. Géographiquement,la commune de Ménessaire est complètement détachée du canton de Liernais et de la Côte-d'Or. Elle est enclavée entre la Nièvre et la Saône et Loire. C'est à la révolution, lors du découpage des départements que Moux et Alligny en Morvan ont été rattachés à la Nièvre et Ménessaire à la Côte d'Or.
Les problèmes de signalisation ont continué toute la journée, si bien qu'à 18 heures j'étais seulement là où je devais me trouver la veille au soir. J'accumule beaucoup de retard et je pense que je ne prendrai pas ma journée de repos jeudi...
En plus de tous ces problèmes de mauvaise signalétique, j'ai pris la pluie quasiment toute la journée, de façon intermittente, mais assez forte parfois !
J'essaie tant bien que mal d'avancer...et me dirige vers Gien sur Cure.
Je traverse quelques bois toujours avec de grandes ornières. On ne peut passer ni à droite, ni à gauche et nous tentons de contourner l'obstacle par les bois, ce qui est très compliqué pour Marius. A un moment Marius a voulu passer par les bois car il ne voulait pas mettre ses sabots dans une énorme flaque. Il fait 1/2 tour pour essayer de passer ailleurs, mais il n'y parvient pas ! Je l'appelle en lui faisant du chantage comme d'habitude " viens Marius ou je t'abandonne ici " ! Logiquement ça marche et il vient, mais là, pas de chance pour mon compagnon.... son bât a tourné et s'est retrouvé avec tout le poids des sacoches du même côté !!! J’accoure vers lui en essayant de le soulager et lui défais son bât, et pose les sacoches par terre. Je le rebatte, mais je ne lui remets pas les sacoches.
Nous longeons la flaque sur le côté et je l'attache à un arbre.Je retourne ensuite chercher les sacoches que j'avais posées.
Ouf ! Catastrophe évitée !!! Je rebatte mon compagnon correctement et lui remets les sacoches sur le dos et poursuivons notre chemin.
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| Même pas en rêve je la traverse ... |
Dans ces grandes flaques vivent toutes sortes d'insectes, mais pas que...
Il y a aussi des petites grenouilles qui apprécient l'humidité des forêts et il faut que nous fassions très attention où l'on marche, afin de ne pas les écraser. Nous faisons également très attention de ne pas écraser les limaces et les escargots de bourgogne qui sont très gros. Quand on y marche dessus par mégarde, on s'en veut un peu...
Nous sommes presque arrivés au Bois d'Anost et là, le voie Bibracte/Alésia croise une autre voie ancienne, celle qui va de Gien sur Cure à Autun. La ville d'Autun a été fondée par les Romains comme Augustodunum, sœur et émule de Rome au début du règne de l'empereur Auguste, capitale gallo-romaine des Eduens en remplacement de Bibracte, évêché dès l'Antiquité, Autun a été jusqu'à la fin du XVème siècle une cité prospère et un centre culturel influent, en dépit des pillages et des invasions. Son enclavement géographique et la concurrence croissante de Dijon, de Chalon sur Saône et plus tard du Creusot ont contribué à son déclin au cours des siècles suivants. La ville conserve de son passé antique et médiéval un riche patrimoine qui en fait par ailleurs un important site touristique au cœur de la Bourgogne.
Ce croisement se nomme la Croix de Chèvre.
Nous traversons la forêt domaniale d'Anost avec ses grandes pistes forestières. Les chemins ne sont toujours pas correctement indiqués. Il n'y a pas de signalisation aux croisements...
Arrivé en haut, il y a des coupes de bois et il y en a vraiment dans tous les sens.
Nous arrivons à proximité de Gien sur Cure vers 18h et nous poursuivons notre marche dans la pénombre et trouvons enfin un panneau indiquant que nous étions sur le bon chemin. Me voila rassuré, mais il est déjà très tard. Un peu plus loin, je vois un chemin qui part vers le source de la Cure, un des principaux affluent de l'Yonne.
J'avance encore un peu pour trouver un terrain herbeux pour Marius.
Il est 22 heures quand nous trouvons un terrain clos où sont plantés des milliers de sapins. Il y a de l'herbe...ça me paraît très bien pour y passer la nuit même si c'est pentu. J'ouvre la clôture, débatte Marius et le fais entrer.
Le ciel est étoilé et je décide de ne pas planter ma tente pour gagner du temps demain matin.
Je me cale entre la clôture et mes sacoches pour ne pas rouler dans la pente au milieu de la nuit et j'essaie de m'endormir ...
Libellés :alésia,ancy le franc,auxerre,auxois,bibracte,bourgogne,canal de bourgogne,cartes,heureux qui comme marius,loire,marius tour 2013,morvan,presse,Saône-et-Loire,solidarité élisa,tonnerre,yonne | 0
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Pays/territoire :
Gien-sur-Cure, France
dimanche 28 juillet 2013
Jour 12 - Dimanche 28 Juillet - Un crochet par la Nièvre
Cette nuit il y a eu des orages et beaucoup de vent. Fort heureusement, la tente a tenu et Marius n'était pas affolé !
Je me suis réveillé vers 2 heures du matin car j'entendais Marius geindre et il commençait à braire. Je me lève et me rends compte qu'il avait son licol sur les yeux....mea culpa, je n'avais pas dû le lui mettre correctement, du coup il était agacé, énervé voire inquiet ! J'ai essayé de le rassurer et me suis recouché. Je l'entendais faire les cent pas et me suis donc relevé pour voir ce qui pouvait bien l’inquiéter ainsi. Je l'ai détaché pour voir comment il réagissait et il n'avait de cesse de regarder en direction d'un portail situé juste en face de nous, mais je ne voyais rien... et finis par le rattacher. Je retourne me coucher. Je me suis endormi un moment, puis de nouveau réveillé, je jette un petit coup d’œil dehors... Marius est calme et il s'est finalement endormi et je vois qu'il pleut !
Je me rendors et au petit matin, un berger passe par là avec ses moutons. Nous discutons un instant et il me dit qu'il élève des brebis pour faire du fromage et de la viande.
Je commence à ranger mes affaires, mais je suis vraiment très fatigué vu la nuit mouvementée que je viens de passer... je me pose et me rendors jusqu'à 7h30 environ.
Le propriétaire des lieux est venu me voir pour me dire que les croissants étaient prêts et que j'étais attendu pour petit-déjeuner avec eux ! Nous avons discuté de choses et d'autres, du Morvan, des activités touristiques et sportives de la région. Ensuite, mes hôtes m'ont proposé d'aller prendre une douche.
Je retourne à mon campement pour démonter ma tente et ranger mes affaires.
Je démarre vers 11h sous la pluie. Marius traine des pieds ou plutôt des sabots et ne semble pas franchement séduit par cette marche humide !!!
Nous arrivons à Saulieu une heure plus tard. Comme à l'accoutumé, je passe à l'office de tourisme pour me connecter à internet, mais il ne dispose pas d'accès wifi ! On m'indique le Café de Paris. Je devrais pourvoir me connecter là-bas ! Nous traversons donc Saulieu pour nous rendre à ce café et au détour d'une rue, nous passons devant le restaurant de Bernard Loiseau 3 étoiles Michelin !!! Un employé nous a repéré et me propose de nous prendre en photo devant le restaurant. Nous discutons un peu et repartons à la recherche du Café de Paris. Allez, j'avoue, il n'y a pas que les femmes qui sont bavardes, moi aussi !! C'est sûrement mon côté féminin qui ressort !!!
Nous arrivons enfin à destination et décide de me poser pour manger un morceau là. C'est mon premier resto depuis 15 jours, alors c'est mérité !
Marius devient vite l'attraction première du coin et tout le monde veut le prendre en photo, telle une star de cinéma !
A 14h nous reprenons la route, mais le plus difficile reste de trouver la sortie de la ville. Nous retournons à l'office de tourisme car je n'ai pas les bonnes indications. On me donne ce dont j'ai besoin et nous voilà repartis direction Collonchèvres, petit hameau de Saulieu. Mais, je me perd un peu et me rends compte que je n'ai pas pris le bon chemin. Je revois le patron du restaurant qui tente de m'indiquer ma route, mais il ne savait pas trop par où je devais passer. Je demande à un habitant du village qui me conseille de prendre la route plutôt que le chemin car il est assez pentu et me montre un angle à 45° avec sa main... je pense qu'il était un peu de Marseille, avé l'assent !!! Non, je plaisante !
Finalement, le chemin était en pente, mais plutôt douce. C'est un très beau chemin qui passe dans ou près de plusieurs hameaux. Il est bordé tantôt par des noisetiers, tantôt par des ronces ou des mûres. Il traverse des forêts toujours aussi belles et le fait qu'il ait plu, la mousse qui recouvre les pierres, les racines ou les branches, est gorgée d'eau et elle est d'un vert majestueux ! C'est magnifique ! Un vrai régal pour les yeux !
Je change de département et passe de la Côte d'Or à la Nièvre.
Arrivé à Beaumont, je rencontre un couple avec lequel je discute et ils me disent qu'il y a quelques jours, sont passés plusieurs ânes avec un groupe de personnes et que plusieurs ont déjà abandonné car c'est trop dur et qu'ils n'avaient pas l'habitude de marcher.
Je discute un moment avec le monsieur qui se prénomme Gilles. Il me montre une yourte qu'il a achetée au Kirghizistan. De l'extérieur, ça ne rend pas grand chose, d'autant plus qu'il l'avait recouverte à cause de la pluie, par contre une fois à l'intérieur on a l'impression d'être parti ailleurs, loin d'ici... la déco est très colorée, c'est vraiment magnifique !
Il voulait m'inviter à dormir là, mais je devais avancer car je n'avais pas fait beaucoup de route depuis ce matin. Gilles m'accompagne jusqu'à la sortie du hameau et nous avons rencontré plusieurs habitants avec lesquels nous avons discuté. Les gens sont surpris de voir que je pars seul et me demandent si je ne suis jamais tombé sur des personnes malveillantes. Je leur réponds qu'on les voit plus à la une des journaux que sur les chemins et Gilles de rajouter "les voleurs en costumes/cravattes ne sont pas dans les bois" ! Il faisait allusion aux banquiers. Il m'avait fait part un moment avant de son agacement envers les banquiers. Il était auparavant chef d'entreprise et en a eu marre de se faire ponctionner par les banques pour la moindre démarche et a fini par tout lâcher.
Nous nous sommes dit au revoir à la sortie du village.
J'ai encore marché 4 kilomètres avant d'arriver à Alligny en Morvan ou j'ai planté ma tente pour la nuit sur une aire de pique nique située à l'entrée du village, tout près d'une rivière qui s'appelle le Ternin.
Pour la première fois depuis longtemps, j'ai un peu froid et je supporte une petite polaire.
Demain, j'essayerai de me lever tôt pour rattraper au maximum mon retard d'environ 15 km...
Je me suis réveillé vers 2 heures du matin car j'entendais Marius geindre et il commençait à braire. Je me lève et me rends compte qu'il avait son licol sur les yeux....mea culpa, je n'avais pas dû le lui mettre correctement, du coup il était agacé, énervé voire inquiet ! J'ai essayé de le rassurer et me suis recouché. Je l'entendais faire les cent pas et me suis donc relevé pour voir ce qui pouvait bien l’inquiéter ainsi. Je l'ai détaché pour voir comment il réagissait et il n'avait de cesse de regarder en direction d'un portail situé juste en face de nous, mais je ne voyais rien... et finis par le rattacher. Je retourne me coucher. Je me suis endormi un moment, puis de nouveau réveillé, je jette un petit coup d’œil dehors... Marius est calme et il s'est finalement endormi et je vois qu'il pleut !
Je me rendors et au petit matin, un berger passe par là avec ses moutons. Nous discutons un instant et il me dit qu'il élève des brebis pour faire du fromage et de la viande.
Je commence à ranger mes affaires, mais je suis vraiment très fatigué vu la nuit mouvementée que je viens de passer... je me pose et me rendors jusqu'à 7h30 environ.
Le propriétaire des lieux est venu me voir pour me dire que les croissants étaient prêts et que j'étais attendu pour petit-déjeuner avec eux ! Nous avons discuté de choses et d'autres, du Morvan, des activités touristiques et sportives de la région. Ensuite, mes hôtes m'ont proposé d'aller prendre une douche.
Je retourne à mon campement pour démonter ma tente et ranger mes affaires.
Je démarre vers 11h sous la pluie. Marius traine des pieds ou plutôt des sabots et ne semble pas franchement séduit par cette marche humide !!!
Nous arrivons à Saulieu une heure plus tard. Comme à l'accoutumé, je passe à l'office de tourisme pour me connecter à internet, mais il ne dispose pas d'accès wifi ! On m'indique le Café de Paris. Je devrais pourvoir me connecter là-bas ! Nous traversons donc Saulieu pour nous rendre à ce café et au détour d'une rue, nous passons devant le restaurant de Bernard Loiseau 3 étoiles Michelin !!! Un employé nous a repéré et me propose de nous prendre en photo devant le restaurant. Nous discutons un peu et repartons à la recherche du Café de Paris. Allez, j'avoue, il n'y a pas que les femmes qui sont bavardes, moi aussi !! C'est sûrement mon côté féminin qui ressort !!!
Nous arrivons enfin à destination et décide de me poser pour manger un morceau là. C'est mon premier resto depuis 15 jours, alors c'est mérité !
Marius devient vite l'attraction première du coin et tout le monde veut le prendre en photo, telle une star de cinéma !
A 14h nous reprenons la route, mais le plus difficile reste de trouver la sortie de la ville. Nous retournons à l'office de tourisme car je n'ai pas les bonnes indications. On me donne ce dont j'ai besoin et nous voilà repartis direction Collonchèvres, petit hameau de Saulieu. Mais, je me perd un peu et me rends compte que je n'ai pas pris le bon chemin. Je revois le patron du restaurant qui tente de m'indiquer ma route, mais il ne savait pas trop par où je devais passer. Je demande à un habitant du village qui me conseille de prendre la route plutôt que le chemin car il est assez pentu et me montre un angle à 45° avec sa main... je pense qu'il était un peu de Marseille, avé l'assent !!! Non, je plaisante !
Finalement, le chemin était en pente, mais plutôt douce. C'est un très beau chemin qui passe dans ou près de plusieurs hameaux. Il est bordé tantôt par des noisetiers, tantôt par des ronces ou des mûres. Il traverse des forêts toujours aussi belles et le fait qu'il ait plu, la mousse qui recouvre les pierres, les racines ou les branches, est gorgée d'eau et elle est d'un vert majestueux ! C'est magnifique ! Un vrai régal pour les yeux !
Je change de département et passe de la Côte d'Or à la Nièvre.
Arrivé à Beaumont, je rencontre un couple avec lequel je discute et ils me disent qu'il y a quelques jours, sont passés plusieurs ânes avec un groupe de personnes et que plusieurs ont déjà abandonné car c'est trop dur et qu'ils n'avaient pas l'habitude de marcher.
Je discute un moment avec le monsieur qui se prénomme Gilles. Il me montre une yourte qu'il a achetée au Kirghizistan. De l'extérieur, ça ne rend pas grand chose, d'autant plus qu'il l'avait recouverte à cause de la pluie, par contre une fois à l'intérieur on a l'impression d'être parti ailleurs, loin d'ici... la déco est très colorée, c'est vraiment magnifique !
Il voulait m'inviter à dormir là, mais je devais avancer car je n'avais pas fait beaucoup de route depuis ce matin. Gilles m'accompagne jusqu'à la sortie du hameau et nous avons rencontré plusieurs habitants avec lesquels nous avons discuté. Les gens sont surpris de voir que je pars seul et me demandent si je ne suis jamais tombé sur des personnes malveillantes. Je leur réponds qu'on les voit plus à la une des journaux que sur les chemins et Gilles de rajouter "les voleurs en costumes/cravattes ne sont pas dans les bois" ! Il faisait allusion aux banquiers. Il m'avait fait part un moment avant de son agacement envers les banquiers. Il était auparavant chef d'entreprise et en a eu marre de se faire ponctionner par les banques pour la moindre démarche et a fini par tout lâcher.
Nous nous sommes dit au revoir à la sortie du village.
J'ai encore marché 4 kilomètres avant d'arriver à Alligny en Morvan ou j'ai planté ma tente pour la nuit sur une aire de pique nique située à l'entrée du village, tout près d'une rivière qui s'appelle le Ternin.
Pour la première fois depuis longtemps, j'ai un peu froid et je supporte une petite polaire.
Demain, j'essayerai de me lever tôt pour rattraper au maximum mon retard d'environ 15 km...
Libellés :alésia,ancy le franc,auxerre,auxois,bibracte,bourgogne,canal de bourgogne,écluse,heureux qui comme marius,marius tour 2013,morvan,presse,rando,solidarité élisa,Tanlay,tonnerre,vencingétorix,yonne | 0
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Pays/territoire :
Alligny-en-Morvan, France
samedi 27 juillet 2013
Jour 11 - Samedi 27 Juillet - Bienvenue au pays des Arbres de Noël
Je me suis levé assez tôt ce matin. Il était 6h30. J'étais dans un champ au milieu du village et je ne savais pas à qui il appartenait et si ma présence allait être la bienvenue.
Il est 7h45 lorsque je m’apprête à partir de Brianny lorsqu'une dame vient à ma rencontre. Elle voulait savoir ce que je faisais et quel était le but de mon voyage. Elle me demande si je veux de l'eau et effectivement, j'en avais besoin car j'avais donné ce qu'il me restait à Marius, hier soir.
Elle me fait visiter l'église dans laquelle se trouve une fresque assez surprenante car elle représente "la mort" et des danses macabres. Elle date du XVème siècle comme beaucoup de choses dans cette région ! Époque de la peste noire, considérée comme une punition divine, laissant présager l'apocalypse. La guerre de 100 ans. La mort est partout et elle touche tout le monde. Riches, pauvres, personnes de toutes les religions, tous les métiers etc...
L'origine du nom de Brianny remonte à l'époque Gallo-Romaine.
En sortant de l'église, la dame qui m'accompagne me présente à une autre dame que j'avais déjà vue la veille. Cette dernière, m'offre un café, puis j'ai l'impression de tomber dans un amical et joyeux "traquenard"...une personne, puis, deux, trois.... plusieurs habitants du village, très étonnés par ma présence et celle de Marius. Je leur explique pourquoi je suis là et leur distribue des cartes de l'association "Solidarité Elisa". Une dame me fait un don de 10 €. Une famille m'apporte du pâté et une boite de maquereau. Un grand merci à tous pour leurs très délicates attentions !
Je finis par prendre la route vers 10h et le soleil commençait déjà à cogner. D’ailleurs, une villageoise m'avait averti que j'aurais du soleil tout le long, jusqu'au château de Thil. Ce qui a effectivement été le cas !
Après avoir fait une photo de groupe de tous les villageois, je reprends enfin ma route !
A peine fait 1 kilomètre, que je rencontre un monsieur avec ses deux enfants accompagnés par leur cheval de trait " Auxois"
C'est une race de cheval de trait français. Il est créé pour les travaux agricoles par croisement entre la jumenterie locale de l'Yonne, de la Saône et Loire et du Nord de la Nièvre avec des étalons de ces deux races.
Traditionnellement élevé dans la région de Bourgogne, ce cheval de traction lourde devient l'auxiliaire des agriculteurs pour les travaux des champs au début du XXème siècle, avant la généralisation de la motorisation. Devenu un animal de boucherie et alourdi pour la production de viande à l'instar des autres races de trait, il échappe de justesse à la disparition dans les années 70.
Des initiatives se mettent en place pour lui trouver d'autres débouchés depuis les années 90, et l'auxois retrouve une certaine place dans les activités écologiques et de loisir, comme la culture de la vigne, le débardage et l'attelage de loisir, ou même la production de lait de jument. Il demeure néanmoins l'une des races de trait françaises aux plus faibles effectifs, avec le poitevin mulassier et le trait du nord, et l'une des plus menacées de consanguinité.
C'est un cheval GI...GAN.....TESQUE !!! Marius à côté, faisait pâle figure ! Il devait mesurer au moins trois têtes de plus que Marius et une trace de sabot de ce cheval pouvait contenir au moins les quatre de Marius !!! Les deux équidés ont fait connaissance en se sentant le museau, quant à nous, les heureux propriétaires, nous avons passé notre temps à complimenter l'animal de l'autre !
Après avoir discuté un long moment avec eux, nous reprenons notre chemin. Nous marchons le long des champs de céréales... inutile de préciser que Marius est très attiré par les bonnes odeurs qui longent notre parcours !!!
Nous passons par Nan sous Thil, dernier village avant d'entrer dans le parc régional du Morvan, où se trouve une des dernières tuileries qui fonctionne encore et qui a survécu aux nouveaux matériaux dans les années 70, grâce notamment à la fabrication artisanale, principalement de modèles anciens.
La tuilerie Laurent située en Côte-d’Or est aujourd’hui l’unique tuilerie artisanale de Bourgogne. C’est en 1862, que François Laurent découvrit un gisement situé au pied de la butte de Thil. L’entreprise fut gérée ensuite par son fils Paul de 1897 à 1937, par le petit-fils Henri et depuis 1990 par Eric. Son leitmotiv : « maintenir vaille que vaille une approche du métier authentique, ce qui ne veut pas dire rétrograde. Au début des années 2000,il a remis à plat tous mes matériaux et investi dans de nouveaux fours». La production artisanale est orientée vers les monuments historiques et la restauration d’anciennes demeures.
Une fois traversé le village, nous attaquons une bonne petite montée jusqu'au château de Thil qui est un des plus beaux belvédères de la région car il est situé sur une butte, baptisée autrefois la sentinelle de l'auxois.
Le chemin de Bibracte ne passe pas par ce château, mais comme je le voyais depuis un long moment, je ne pouvais pas passer si près et ne pas aller le visiter !
Le Château de Thil, considéré comme l'une des plus anciennes forteresses de France, est situé à la limite du Morvan et de l'Auxois, sur une colline de 500 m d'altitude environ. L'occupation du site remonte à des temps immémoriaux. Le site connaît son apogée sous Jean II de Thil qui en 1340 est le Connétable (Chef des armées) d'Eudes IV, duc de Bourgogne, il sera également conseiller du roi Philippe de Valois.
De toutes les modifications qu'a subies le monument au fil des siècles subsistent : de superbes celliers datés du 12e siècle aux voûtes de style roman et gothique ; le donjon du 14e ; 'l'Espionne de l'Auxois' : tour de guet à 5 étages, de plus de 25 m de haut, repérable 30 km à la ronde, construite en 1366, sur la face ouest de la forteresse suite à l'attaque des écorcheurs (bande organisée qui sévit particulièrement en Bourgogne) ; la cuisine aux 3 cheminées monumentales : une contenant un boeuf entier, une autre destinée aux sangliers, chevreuils... la dernière étant réservée au reste ; une remarquable ' maison des Gardes ' dont nous pouvons encore observer à l'étage 2 superbes cheminées et l'assise de doubles latrines.
Arrivé au château, je m'aperçois que je ne peux pas pénétrer dans l'enceinte à cause de Marius car il ne passe pas les portes avec ses sacoches. Je ne me démonte pas et prends mon téléphone. J'appelle le numéro indiqué sur les affiches extérieures et je tombe sur un monsieur qui a dû me prendre, je pense, pour un original. Il me dit de ne pas bouger et qu'il allait arriver.
Une fois arrivé près de moi, je lui explique que je trouvais sympa le fait que je puisse rentrer dans un château du Moyen Age avec mon âne... Après un court instant d'hésitation, il m'ouvre la grande porte du château et mon très cher Marius et moi même avons pu faire nos premiers pas au château !!! Elle n'est pas belle la vie ?! Mais ce n'est pas tout ! Marius était logé au pied du château et a pu se délecter d'une herbe bien verte pendant que moi, je profitais d'une visite guidée du château en compagnie de Perceval qui me faisait voir le cachot, les oubliettes et tous les coins et recoins de sa demeure.
Catherine et Perceval sont les propriétaires actuels du château depuis 2007. Ils sont comédiens dans une compagnie de théâtre qui leur appartient "Les Enchanteurs de l'An Mil". Du Moyen Age, ils en ont fait leur quotidien. Leur passion pour le Moyen Age et la restauration de monuments appartenant à l'histoire les ont amenés à suivre différentes formations auprès d'organismes reconnus par l'état. Ils appartiennent à la catégorie des châtelains passionnés d'histoire, d'architecture, des traces de nos ancêtres, qui investissent leur vie dans la sauvegarde d'un monument de notre histoire à tous.
D'après l'histoire, il se dit qu'en des temps immémoriaux, les romains installèrent sur cette butte qui domine ses voisines un oppidum.
Une des filles de Charlemagne y aurait fait construire les fortifications d'où le titre de "Plus vieux Château Fort de France" donné par André Malraux.
Perceval me dit qu'il voudrait acheter des ânes pour l'aider à accomplir ses travaux, mais aussi comme compagnons. Il me demande quelques conseils étant donné que j'ai aussi des ânes. Je lui dit qu'il ne faut pas prendre un seul âne, mais deux et je lui dit pourquoi.
Ma visite du château ayant été beaucoup plus longue que prévue, je n'ai pas mangé, car il est déjà 14h30 et qu'il me reste encore beaucoup de chemin à parcourir.
En redescendant, je suis passé à Brouillard avec ses maisons imposantes et notamment devant une bâtisse circulaire datant du XIXème siècle, devenue un centre d'expositions.
Nous poursuivons notre périple et traversons le village de Vic sous Thil, nous passons une rivière pour ensuite retrouver un chemin forestier où le temps semble s'être arrêté, comme dans toutes les forêts de la région d'ailleurs ! Où rien ne semble avoir bougé depuis des lustres...
Le seul problème, c'est que les sous-bois sont très humides et qui dit humidité, dit aussi bestioles qui piquent !!!
Nous traversons la départementale pour rejoindre une voie romaine. Nous sommes à 6,5 km de Saulieu. Cette voie est rectiligne et elle a été construite il y a environ 2000 ans par les romains pour rallier Saulieu à Alésia sur une voie antique qui existait déjà et qui avait été aménagée par les gaulois. Aujourd'hui, ce n'est plus qu'une voie forestière enjambée à un moment par une voie de chemin de fer. Le silence de la forêt est sans cesse perturbé par le bruit du TGV qui la traverse à plus de 250 km/h.
Alors que j'étais sur ce chemin, je ne voyais pas le ciel par moments, tellement la végétation est dense en bordure. A cet instant, je reçois un SMS d'Alexandra de l'Office de Tourisme de Montbard, m'avertissant d'une alerte orange.
Je ne pouvais ni faire marche arrière, ni me poser là.
J'entendais l'orage, mais je ne pouvais pas voir vers où il se dirigeait. Le vent s'engouffrait fortement sous le tunnel d'arbres, le long du chemin, ce qui affolait Marius qui pressait le pas. Les branches craquaient et tombaient, ce qui était vraiment très inquiétant. Nous pressons encore un peu plus le pas pour sortir du bois, et là j'ai pu voir les nuages et dans quelle direction le vent soufflait. Il fallait que je fasse fissa car le vent rabattait les nuages dans ma direction et qu'il fallait absolument que je trouve rapidement un endroit pour m'abriter. J'espérais que le vent tourne...
Après avoir marché 1,5 km, j'ai aperçu des maisons. J'ai frappé à la porte de l'une d'entre elles pour demander si je pouvais m'installer dans leur jardin pour la nuit, et avec beaucoup de chance, les personnes ont accepté.
J'ai planté la tente... de temps en temps il pleut, mais l'orage semble avoir tourné... je suis à 2km de Saulieu.
Il est 7h45 lorsque je m’apprête à partir de Brianny lorsqu'une dame vient à ma rencontre. Elle voulait savoir ce que je faisais et quel était le but de mon voyage. Elle me demande si je veux de l'eau et effectivement, j'en avais besoin car j'avais donné ce qu'il me restait à Marius, hier soir.
Elle me fait visiter l'église dans laquelle se trouve une fresque assez surprenante car elle représente "la mort" et des danses macabres. Elle date du XVème siècle comme beaucoup de choses dans cette région ! Époque de la peste noire, considérée comme une punition divine, laissant présager l'apocalypse. La guerre de 100 ans. La mort est partout et elle touche tout le monde. Riches, pauvres, personnes de toutes les religions, tous les métiers etc...
L'origine du nom de Brianny remonte à l'époque Gallo-Romaine.
En sortant de l'église, la dame qui m'accompagne me présente à une autre dame que j'avais déjà vue la veille. Cette dernière, m'offre un café, puis j'ai l'impression de tomber dans un amical et joyeux "traquenard"...une personne, puis, deux, trois.... plusieurs habitants du village, très étonnés par ma présence et celle de Marius. Je leur explique pourquoi je suis là et leur distribue des cartes de l'association "Solidarité Elisa". Une dame me fait un don de 10 €. Une famille m'apporte du pâté et une boite de maquereau. Un grand merci à tous pour leurs très délicates attentions !
Je finis par prendre la route vers 10h et le soleil commençait déjà à cogner. D’ailleurs, une villageoise m'avait averti que j'aurais du soleil tout le long, jusqu'au château de Thil. Ce qui a effectivement été le cas !
Après avoir fait une photo de groupe de tous les villageois, je reprends enfin ma route !
A peine fait 1 kilomètre, que je rencontre un monsieur avec ses deux enfants accompagnés par leur cheval de trait " Auxois"
C'est une race de cheval de trait français. Il est créé pour les travaux agricoles par croisement entre la jumenterie locale de l'Yonne, de la Saône et Loire et du Nord de la Nièvre avec des étalons de ces deux races.
Traditionnellement élevé dans la région de Bourgogne, ce cheval de traction lourde devient l'auxiliaire des agriculteurs pour les travaux des champs au début du XXème siècle, avant la généralisation de la motorisation. Devenu un animal de boucherie et alourdi pour la production de viande à l'instar des autres races de trait, il échappe de justesse à la disparition dans les années 70.
Des initiatives se mettent en place pour lui trouver d'autres débouchés depuis les années 90, et l'auxois retrouve une certaine place dans les activités écologiques et de loisir, comme la culture de la vigne, le débardage et l'attelage de loisir, ou même la production de lait de jument. Il demeure néanmoins l'une des races de trait françaises aux plus faibles effectifs, avec le poitevin mulassier et le trait du nord, et l'une des plus menacées de consanguinité.
| Marius rencontre Rixe |
C'est un cheval GI...GAN.....TESQUE !!! Marius à côté, faisait pâle figure ! Il devait mesurer au moins trois têtes de plus que Marius et une trace de sabot de ce cheval pouvait contenir au moins les quatre de Marius !!! Les deux équidés ont fait connaissance en se sentant le museau, quant à nous, les heureux propriétaires, nous avons passé notre temps à complimenter l'animal de l'autre !
Après avoir discuté un long moment avec eux, nous reprenons notre chemin. Nous marchons le long des champs de céréales... inutile de préciser que Marius est très attiré par les bonnes odeurs qui longent notre parcours !!!
Nous passons par Nan sous Thil, dernier village avant d'entrer dans le parc régional du Morvan, où se trouve une des dernières tuileries qui fonctionne encore et qui a survécu aux nouveaux matériaux dans les années 70, grâce notamment à la fabrication artisanale, principalement de modèles anciens.
La tuilerie Laurent située en Côte-d’Or est aujourd’hui l’unique tuilerie artisanale de Bourgogne. C’est en 1862, que François Laurent découvrit un gisement situé au pied de la butte de Thil. L’entreprise fut gérée ensuite par son fils Paul de 1897 à 1937, par le petit-fils Henri et depuis 1990 par Eric. Son leitmotiv : « maintenir vaille que vaille une approche du métier authentique, ce qui ne veut pas dire rétrograde. Au début des années 2000,il a remis à plat tous mes matériaux et investi dans de nouveaux fours». La production artisanale est orientée vers les monuments historiques et la restauration d’anciennes demeures.
Une fois traversé le village, nous attaquons une bonne petite montée jusqu'au château de Thil qui est un des plus beaux belvédères de la région car il est situé sur une butte, baptisée autrefois la sentinelle de l'auxois.
Le chemin de Bibracte ne passe pas par ce château, mais comme je le voyais depuis un long moment, je ne pouvais pas passer si près et ne pas aller le visiter !
Le Château de Thil, considéré comme l'une des plus anciennes forteresses de France, est situé à la limite du Morvan et de l'Auxois, sur une colline de 500 m d'altitude environ. L'occupation du site remonte à des temps immémoriaux. Le site connaît son apogée sous Jean II de Thil qui en 1340 est le Connétable (Chef des armées) d'Eudes IV, duc de Bourgogne, il sera également conseiller du roi Philippe de Valois.
De toutes les modifications qu'a subies le monument au fil des siècles subsistent : de superbes celliers datés du 12e siècle aux voûtes de style roman et gothique ; le donjon du 14e ; 'l'Espionne de l'Auxois' : tour de guet à 5 étages, de plus de 25 m de haut, repérable 30 km à la ronde, construite en 1366, sur la face ouest de la forteresse suite à l'attaque des écorcheurs (bande organisée qui sévit particulièrement en Bourgogne) ; la cuisine aux 3 cheminées monumentales : une contenant un boeuf entier, une autre destinée aux sangliers, chevreuils... la dernière étant réservée au reste ; une remarquable ' maison des Gardes ' dont nous pouvons encore observer à l'étage 2 superbes cheminées et l'assise de doubles latrines.
Arrivé au château, je m'aperçois que je ne peux pas pénétrer dans l'enceinte à cause de Marius car il ne passe pas les portes avec ses sacoches. Je ne me démonte pas et prends mon téléphone. J'appelle le numéro indiqué sur les affiches extérieures et je tombe sur un monsieur qui a dû me prendre, je pense, pour un original. Il me dit de ne pas bouger et qu'il allait arriver.
Une fois arrivé près de moi, je lui explique que je trouvais sympa le fait que je puisse rentrer dans un château du Moyen Age avec mon âne... Après un court instant d'hésitation, il m'ouvre la grande porte du château et mon très cher Marius et moi même avons pu faire nos premiers pas au château !!! Elle n'est pas belle la vie ?! Mais ce n'est pas tout ! Marius était logé au pied du château et a pu se délecter d'une herbe bien verte pendant que moi, je profitais d'une visite guidée du château en compagnie de Perceval qui me faisait voir le cachot, les oubliettes et tous les coins et recoins de sa demeure.
Catherine et Perceval sont les propriétaires actuels du château depuis 2007. Ils sont comédiens dans une compagnie de théâtre qui leur appartient "Les Enchanteurs de l'An Mil". Du Moyen Age, ils en ont fait leur quotidien. Leur passion pour le Moyen Age et la restauration de monuments appartenant à l'histoire les ont amenés à suivre différentes formations auprès d'organismes reconnus par l'état. Ils appartiennent à la catégorie des châtelains passionnés d'histoire, d'architecture, des traces de nos ancêtres, qui investissent leur vie dans la sauvegarde d'un monument de notre histoire à tous.
D'après l'histoire, il se dit qu'en des temps immémoriaux, les romains installèrent sur cette butte qui domine ses voisines un oppidum.
Une des filles de Charlemagne y aurait fait construire les fortifications d'où le titre de "Plus vieux Château Fort de France" donné par André Malraux.
Perceval me dit qu'il voudrait acheter des ânes pour l'aider à accomplir ses travaux, mais aussi comme compagnons. Il me demande quelques conseils étant donné que j'ai aussi des ânes. Je lui dit qu'il ne faut pas prendre un seul âne, mais deux et je lui dit pourquoi.
Ma visite du château ayant été beaucoup plus longue que prévue, je n'ai pas mangé, car il est déjà 14h30 et qu'il me reste encore beaucoup de chemin à parcourir.
En redescendant, je suis passé à Brouillard avec ses maisons imposantes et notamment devant une bâtisse circulaire datant du XIXème siècle, devenue un centre d'expositions.
Nous poursuivons notre périple et traversons le village de Vic sous Thil, nous passons une rivière pour ensuite retrouver un chemin forestier où le temps semble s'être arrêté, comme dans toutes les forêts de la région d'ailleurs ! Où rien ne semble avoir bougé depuis des lustres...
Le seul problème, c'est que les sous-bois sont très humides et qui dit humidité, dit aussi bestioles qui piquent !!!
Nous traversons la départementale pour rejoindre une voie romaine. Nous sommes à 6,5 km de Saulieu. Cette voie est rectiligne et elle a été construite il y a environ 2000 ans par les romains pour rallier Saulieu à Alésia sur une voie antique qui existait déjà et qui avait été aménagée par les gaulois. Aujourd'hui, ce n'est plus qu'une voie forestière enjambée à un moment par une voie de chemin de fer. Le silence de la forêt est sans cesse perturbé par le bruit du TGV qui la traverse à plus de 250 km/h.
Alors que j'étais sur ce chemin, je ne voyais pas le ciel par moments, tellement la végétation est dense en bordure. A cet instant, je reçois un SMS d'Alexandra de l'Office de Tourisme de Montbard, m'avertissant d'une alerte orange.
Je ne pouvais ni faire marche arrière, ni me poser là.
J'entendais l'orage, mais je ne pouvais pas voir vers où il se dirigeait. Le vent s'engouffrait fortement sous le tunnel d'arbres, le long du chemin, ce qui affolait Marius qui pressait le pas. Les branches craquaient et tombaient, ce qui était vraiment très inquiétant. Nous pressons encore un peu plus le pas pour sortir du bois, et là j'ai pu voir les nuages et dans quelle direction le vent soufflait. Il fallait que je fasse fissa car le vent rabattait les nuages dans ma direction et qu'il fallait absolument que je trouve rapidement un endroit pour m'abriter. J'espérais que le vent tourne...
Après avoir marché 1,5 km, j'ai aperçu des maisons. J'ai frappé à la porte de l'une d'entre elles pour demander si je pouvais m'installer dans leur jardin pour la nuit, et avec beaucoup de chance, les personnes ont accepté.
J'ai planté la tente... de temps en temps il pleut, mais l'orage semble avoir tourné... je suis à 2km de Saulieu.
vendredi 26 juillet 2013
Jour 10 - Vendredi 26 Juillet - Là où le temps semble s'être arrêté
Je suis parti de chez Grégory et Marie-Agnès vers 8h45. Eux étaient déjà partis travailler depuis environ une heure.
J'ai commencé ma marche du jour en direction de Sainte Colombe par un chemin assez dégagé. Mais, de suite après, une bonne petite montée, histoire de bien se mettre en jambes ! Dur, dur !!! On a perdu l'habitude de faire des montées !
Nous traversons un sous-bois très humide non sans difficulté car nous devons slalomer entre les ornières et les trous. Le seul avantage, c'est qu'il fait très frais !!!
Nous arrivons enfin à Sainte Colombe où nous étions censés arriver hier soir. Avec le recul, je me dis que j'ai bien fait de m'arrêter avant, car il nous a fallu 2 heures pour faire seulement 5 kilomètres !
A midi, nous sommes juste devant le château et nous rencontrons des personnes fort sympathiques qui m'ont donné de l'eau. Marius, lui, boit à la fontaine du village !
Je dois souligner que dans cette région les personnes sont franchement très sympathiques et accueillantes !!!
L'histoire du château remonte au XV ème siècle. Les Terres de Sainte Colombe appartenaient aux Ducs de Bourgogne.
Jacques Filsjean, gouverneur de la chancellerie du parlement de Bourgogne fait construire en 1640 le château de Sainte Colombe à proximité de l'église. Le village se développe autour de l'ascension sociale de la famille Filsjean comptant parmi elle plusieurs conseillers du roi aux états de Bourgogne.
En 1775, la famille Filsjean est comprise dans les spéculations de la guerre des farine et Jean-Charles Filsjean est mis à mort par la population Vitteaux sous la révolution.
Le château revient à de lointains cousins et est utilisé comme exploitation agricole ou il connaît une phase de dégradation importante aggravée au début du XXème siècle. Il est racheté par des fermiers et leurs descendants, Madeleine et Camille nés au château ont fait confiance à l'association Arcade qui depuis restaure ce bel ensemble architectural.
D'après la châtelaine que j'ai rencontrée, le château coûtant très cher à la famille a été mis en vente en viager.
Nous prenons la pluie pendant 10 minutes et je me mets à l'abri. Une bonne petite sieste, histoire de se requinquer et nous voila repartis vers 14 heures.
D'entrée, on attaque par une petite côte ! Nous avions à peine fait 1 kilomètre, que je reçois un appel d'Eric Lange pour un direct à la radio dans l'émission Allo la Planète. Je m'arrête sur une aire de pique nique pour être plus tranquille.
Une fois le direct fini, nous reprenons enfin notre périple du jour.
Nous croisons une famille d'agriculteurs qui est en train de moissonner leur champ d'avoine. Je pense que Marius a su user de ses charme pour amadouer tout ce petit monde, et il s'est vu attribuer la plus belle récompense qu'il puisse imaginer !!!! Deux bon kilos d'avoine fraichement récoltée !!! Marius était aux anges !
Nous traversons ensuite, le Hameau de "La Croisée" et quelques kilomètres plus loin, nous retrouvons le canal de bourgogne que nous avions perdu de vu depuis quelques jours. Nous nous dirigeons vers Braux comme indiqué sur mon livre, mais je trouve bizarre qu'il n'y ait plus de signalisation !!! Je décide finalement de faire demi tour et je retrouve enfin la signalisation que je cherchais !!! Je pense que l'itinéraire indiqué sur mon livre était un ancien chemin et que depuis ça a dû être modifié.
Je dois souligner que les indications ne sont pas toujours très claires dans le coin !
Nous passons par le bois du Braux. Là, le temps semble s'être arrêté. La mousse est intacte, aucune trace d'humains ou de civilisation n'est visible. Nous traversons des tapis de ronces et de feuilles qui semblent s'être posées là à l'instant. Cette forêt est magique. Nous traversons de magnifiques paysages... c'est vraiment très très beau !!
Nous traversons ensuite la départementale qui mène à Semur en Auxois. Nous empruntons un sentier qui n'est pas très bien entretenu et nous avons des herbes qui nous arrivent jusqu'à mi-mollets. Encore et toujours des ornières... on se tord les chevilles et ça ne fait pas du bien ! Il y a des restes de flaques, des vrais nids à moustiques et à moucherons.
Globalement, le chemin est assez bien indiqué, mais par moments on finit par se perdre ce qui nous vaut quelques petits demi-tours inutiles !
Doucement, nous arrivons à Brianny, mais avant, une autre surprise attendait mon Marius ....
Marius marchait un peu à la traîne, il faut le dire car il mange tout ce qui l'entoure, du coup il prend du retard par rapport à moi. Et dans ces cas là, il joue l'âne sourd !!!
J'arrive le premier sur un passage à gué assez large et je le traverse pour grimper jusqu'en haut du chemin. Marius surpris, découvre l'obstacle et il n'a pas trouvé ça très "gai" !!! J'y vais, j'y vais pas.... il hésite un court instant. Je l'appelle et il finit par poser un sabot dans l'eau.... puis deux.... et enfin, parvient à traverser tout seul !!!! Trop fort !!!!
Nous arrivons à Brianny où nous nous arrêtons pour la nuit, tout près d'une maison qui semble fermée et l'endroit me semble rassembler tous les critères requis dans notre pacte !
Nous avons parcouru 15 kilomètres aujourd'hui alors que nous aurions dû en faire 5 ou 6 de plus pour arriver à Vic sur Thil comme je l'avais prévu ! Demain, il va falloir avancer un peu plus vite ....
J'ai commencé ma marche du jour en direction de Sainte Colombe par un chemin assez dégagé. Mais, de suite après, une bonne petite montée, histoire de bien se mettre en jambes ! Dur, dur !!! On a perdu l'habitude de faire des montées !
Nous traversons un sous-bois très humide non sans difficulté car nous devons slalomer entre les ornières et les trous. Le seul avantage, c'est qu'il fait très frais !!!
Nous arrivons enfin à Sainte Colombe où nous étions censés arriver hier soir. Avec le recul, je me dis que j'ai bien fait de m'arrêter avant, car il nous a fallu 2 heures pour faire seulement 5 kilomètres !
A midi, nous sommes juste devant le château et nous rencontrons des personnes fort sympathiques qui m'ont donné de l'eau. Marius, lui, boit à la fontaine du village !
Je dois souligner que dans cette région les personnes sont franchement très sympathiques et accueillantes !!!
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| Château de Sainte Colombe en Auxois |
Jacques Filsjean, gouverneur de la chancellerie du parlement de Bourgogne fait construire en 1640 le château de Sainte Colombe à proximité de l'église. Le village se développe autour de l'ascension sociale de la famille Filsjean comptant parmi elle plusieurs conseillers du roi aux états de Bourgogne.
En 1775, la famille Filsjean est comprise dans les spéculations de la guerre des farine et Jean-Charles Filsjean est mis à mort par la population Vitteaux sous la révolution.
Le château revient à de lointains cousins et est utilisé comme exploitation agricole ou il connaît une phase de dégradation importante aggravée au début du XXème siècle. Il est racheté par des fermiers et leurs descendants, Madeleine et Camille nés au château ont fait confiance à l'association Arcade qui depuis restaure ce bel ensemble architectural.
D'après la châtelaine que j'ai rencontrée, le château coûtant très cher à la famille a été mis en vente en viager.
Nous prenons la pluie pendant 10 minutes et je me mets à l'abri. Une bonne petite sieste, histoire de se requinquer et nous voila repartis vers 14 heures.
D'entrée, on attaque par une petite côte ! Nous avions à peine fait 1 kilomètre, que je reçois un appel d'Eric Lange pour un direct à la radio dans l'émission Allo la Planète. Je m'arrête sur une aire de pique nique pour être plus tranquille.
Une fois le direct fini, nous reprenons enfin notre périple du jour.
Nous croisons une famille d'agriculteurs qui est en train de moissonner leur champ d'avoine. Je pense que Marius a su user de ses charme pour amadouer tout ce petit monde, et il s'est vu attribuer la plus belle récompense qu'il puisse imaginer !!!! Deux bon kilos d'avoine fraichement récoltée !!! Marius était aux anges !
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| Canal de Bourgogne |
Nous traversons ensuite, le Hameau de "La Croisée" et quelques kilomètres plus loin, nous retrouvons le canal de bourgogne que nous avions perdu de vu depuis quelques jours. Nous nous dirigeons vers Braux comme indiqué sur mon livre, mais je trouve bizarre qu'il n'y ait plus de signalisation !!! Je décide finalement de faire demi tour et je retrouve enfin la signalisation que je cherchais !!! Je pense que l'itinéraire indiqué sur mon livre était un ancien chemin et que depuis ça a dû être modifié.
Je dois souligner que les indications ne sont pas toujours très claires dans le coin !
Nous passons par le bois du Braux. Là, le temps semble s'être arrêté. La mousse est intacte, aucune trace d'humains ou de civilisation n'est visible. Nous traversons des tapis de ronces et de feuilles qui semblent s'être posées là à l'instant. Cette forêt est magique. Nous traversons de magnifiques paysages... c'est vraiment très très beau !!
Nous traversons ensuite la départementale qui mène à Semur en Auxois. Nous empruntons un sentier qui n'est pas très bien entretenu et nous avons des herbes qui nous arrivent jusqu'à mi-mollets. Encore et toujours des ornières... on se tord les chevilles et ça ne fait pas du bien ! Il y a des restes de flaques, des vrais nids à moustiques et à moucherons.
Globalement, le chemin est assez bien indiqué, mais par moments on finit par se perdre ce qui nous vaut quelques petits demi-tours inutiles !
Doucement, nous arrivons à Brianny, mais avant, une autre surprise attendait mon Marius ....
Marius marchait un peu à la traîne, il faut le dire car il mange tout ce qui l'entoure, du coup il prend du retard par rapport à moi. Et dans ces cas là, il joue l'âne sourd !!!
J'arrive le premier sur un passage à gué assez large et je le traverse pour grimper jusqu'en haut du chemin. Marius surpris, découvre l'obstacle et il n'a pas trouvé ça très "gai" !!! J'y vais, j'y vais pas.... il hésite un court instant. Je l'appelle et il finit par poser un sabot dans l'eau.... puis deux.... et enfin, parvient à traverser tout seul !!!! Trop fort !!!!
Nous arrivons à Brianny où nous nous arrêtons pour la nuit, tout près d'une maison qui semble fermée et l'endroit me semble rassembler tous les critères requis dans notre pacte !
Nous avons parcouru 15 kilomètres aujourd'hui alors que nous aurions dû en faire 5 ou 6 de plus pour arriver à Vic sur Thil comme je l'avais prévu ! Demain, il va falloir avancer un peu plus vite ....
jeudi 25 juillet 2013
Jour 9 - Jeudi 25 Juillet - Au cœur de l'histoire
Je ne me suis pas levé trop tard ce matin à Flavigny car j'avais pas mal de choses à faire. Je commence par faire une petite lessive car j'ai de l'eau à proximité. Je deviens une vraie "petite femme d'intérieur" OU "d'extérieur" !!! Je plaisante... mais ce sont aussi des taches à accomplir, même en rando !!!
Je profite aussi que Marius soit parqué pour aller visiter la crypte de l'abbaye et l'usine des fameux bonbons à l'anis de Flavigny. Cela me rappelle un certain goût de mon enfance car si mes souvenirs sont bons, il me semble que je suçais déjà ces douceurs quand j'étais môme !!!
L'usine est installée dans une ancienne abbaye. L'histoire dit qu'aux alentours de 52 avant Jésus-Christ, César, futur empereur romain, offrit des terres à quelques-uns de ses soldats vétérans suite à sa victoire sur les Gaules.
Flavinius reçut une colline qui porta son nom, Flaviniacum, nommée aujourd'hui Flavigny. César emmenant avec lui des graines d'anis pour soigner ses troupes, c'est probablement à ce moment là que l'histoire du bonbon commence.
À la Révolution française, il ne reste plus que cinq moines à l’abbaye, alors qu’elle devait en compter soixante pendant les deux siècles où a été pratiqué le Laus Perennis (louange perpétuelle). L’église fut en grande partie détruite et tout le domaine fut morcelé en propriétés privées, tandis que les constructions monastiques étaient en partie utilisées par la fabrique d'Anis.
Je sens que ma douleur à la cheville me rappelle à l'ordre... là encore un souvenir de jeunesse, mais beaucoup moins agréable que les bonbons à l'anis !
Je retourne chercher mon Marius, je prépare mes affaires et retournons tous les deux au village. Nous faisons un détour par chez Chantal et elles nous accompagne à l'église où elle m'explique que César se trouvait dans le village et que son camp a été découvert à environ deux kilomètres du village. Elle me refait un super cours d'histoire.
Chantal est aussi correspondante de presse au "bien public" et c'est d'ailleurs comme cela que je l'ai découverte. Elle sortait du supermarché à Venarey et m'a vu avec Marius. Elle s'est approchée de moi pour me poser quelques questions tout en prenant des notes, et elle me dit qu'elle travaille pour le "bien public". Je lui dis alors que quelqu'un avait déjà fait un article sur nous la veille !! Elle était certes un peu déçue, mais nous avons tout de même poursuivi notre conversation.
C'est une très belle rencontre !!
Je quitte Donc Flavigny vers 13h après avoir mangé une pizza au village. Je passe par une des entrées de la ville, la Porte du Bourg" dite "Porte de Barme". Cette imposante porte fortifiée date du XIVe siècle. Au centre, on peut y apercevoir une niche contenant une Vierge de l'époque. Elle est percée de 3 meurtrières dans sa partie supérieure.
Nous sommes sur une route goudronnée avant de longer une piste en bordure de champs céréaliers (blé, avoine, orge, colza). En ce moment, c'est la période des moissons et les agriculteurs sont dans leurs champs. Je dois tenir Marius qui n'est attiré que par une chose, celle d'aller manger les céréales qui lui tendent les bras. J'ai beau lui expliquer qu'on ne mange des céréales que pour le petit déj' dans un bol de lait, il est têtu comme une mule et veut absolument se délecter de tout ce qui borde son chemin !!! Ah sacré Marius !!!
Nous discutons un bon moment avec un agriculteur qui nous explique les difficultés de la profession et nous prenons pas mal de retard sur notre itinéraire.
Nous reprenons le chemin et traversons un sous-bois, ce qui n'est pas désagréable car nous marchons à l'abri du soleil !
Avant d'arriver à Brain, nous faisons une petite halte et nous avons croisé Jean-Philippe. Il est agriculteur céréalier et il passait par là avec son gros tracteur. Il s'est arrêté car il avait entendu parler de nous dans les médias et par Alexandra de l'Office de Tourisme de Montbard.
Nous discutons un moment et reprenons chacun notre chemin.
J'arrive enfin à Brain qui est une toute petite commune ne comptant que quelques dizaines d'âmes (28 habitants). Là, la femme de Jean-Philippe est venue à ma rencontre avec ses enfants, car elle voulait leur montrer Marius qui s'est bien prêté aux jeu des photos. Une fois pris sous toutes ses coutures, nous poursuivons...Une villageoise s'approche, nous discutons et elle me fait visiter la chapelle de Saint Claude. Sa particularité est d'avoir un clocher ouvert, en pierre. A l'intérieur, nous pouvons voir les poutres "engoulées", sortant de la gueule d'animaux assez monstrueux !!! C'est très particulier et aussi très surprenant !!!
En architecture, engoulant se dit pour une poutre de charpente dont les extrémités sculptées représentent une gueule animale avalant la poutre. L'engoulant est généralement présent aux deux extrémités de l'entrait (poutre), typique de l'art du XV ème siècle.
Saint-Claude était un ermite du 5ème siècle, né à Salins. Au cours de la folie révolutionnaire, son corps a été brulé en 1794.
La chapelle de Brain, qui lui est dédiée et qui date du 15ème siècle, est située en haut de la commune.
Une Vierge à l'enfant orne la façade.Une porte toute simple permet l'entrée dans la chapelle.
A l'intérieur,des engoulants soutiennent les poutres.
Un clocheton, encore muni de sa cloche, est situé, au milieu de l'édifice. Ce qui fait penser que celui-ci a été agrandi, car le clocheton se trouve généralement en façade.
On remarquera son très lourd toit de laves.
Toutes les maisons du village sont regroupées autour de cette chapelle. Les toits des maisons sont tous en pierre de lave, donc très sombres.
Nous arrivons à la sortie du village de Brain vers 20 heures et nous sommes juste devant la mairie du village, qui n'est autre que l'ancienne école. Il y a beaucoup de verdure et ça me semble être l'endroit idéal pour passer la nuit ! De l'herbe pour Marius, un préau au cas où il faille s'abriter et une prise électrique pour recharger les batteries... c'est royal !
J'ai donc débâté Marius et je l'ai attaché à l'arbre de la liberté planté là en 1989, symbole du bi-centenaire de la révolution Française.
J'ai rangé mes affaire et me suis préparé un délicieux couscous au poulet, certes lyophilisé, mais bio !!!
Pendant que je me délectais de ce succulent met, une dame qui rentrait chez elle en voiture s'arrête. Elle m'avait déjà aperçu dans le village un peu plus tôt. Elle me propose de venir dormir chez elle ou d'aller y prendre une douche et qu'elle disposait également d'un grand terrain attenant à sa maison où Marius pourrait y passer la nuit. J'avoue que sa proposition était véritablement alléchante, mais rien que le fait de rebâter Marius me pesait un peu. J'accepte d'aller y prendre ma douche ....
Je discute un moment avec Marie-Agnès et son époux Grégory et il me propose d'aller chercher mes affaires en voiture, ce qui était vraiment une très délicate attention. J'accepte donc leur hospitalité pour la nuit.
Je rentre à pied avec Marius et Grégory en voiture avec toutes mes affaires !
Hum que c'est bon de dormir dans un vrai lit !!!!
Je profite aussi que Marius soit parqué pour aller visiter la crypte de l'abbaye et l'usine des fameux bonbons à l'anis de Flavigny. Cela me rappelle un certain goût de mon enfance car si mes souvenirs sont bons, il me semble que je suçais déjà ces douceurs quand j'étais môme !!!
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| Tombeaux |
L'usine est installée dans une ancienne abbaye. L'histoire dit qu'aux alentours de 52 avant Jésus-Christ, César, futur empereur romain, offrit des terres à quelques-uns de ses soldats vétérans suite à sa victoire sur les Gaules.
Flavinius reçut une colline qui porta son nom, Flaviniacum, nommée aujourd'hui Flavigny. César emmenant avec lui des graines d'anis pour soigner ses troupes, c'est probablement à ce moment là que l'histoire du bonbon commence.
À la Révolution française, il ne reste plus que cinq moines à l’abbaye, alors qu’elle devait en compter soixante pendant les deux siècles où a été pratiqué le Laus Perennis (louange perpétuelle). L’église fut en grande partie détruite et tout le domaine fut morcelé en propriétés privées, tandis que les constructions monastiques étaient en partie utilisées par la fabrique d'Anis.
Je sens que ma douleur à la cheville me rappelle à l'ordre... là encore un souvenir de jeunesse, mais beaucoup moins agréable que les bonbons à l'anis !
Je retourne chercher mon Marius, je prépare mes affaires et retournons tous les deux au village. Nous faisons un détour par chez Chantal et elles nous accompagne à l'église où elle m'explique que César se trouvait dans le village et que son camp a été découvert à environ deux kilomètres du village. Elle me refait un super cours d'histoire.
Chantal est aussi correspondante de presse au "bien public" et c'est d'ailleurs comme cela que je l'ai découverte. Elle sortait du supermarché à Venarey et m'a vu avec Marius. Elle s'est approchée de moi pour me poser quelques questions tout en prenant des notes, et elle me dit qu'elle travaille pour le "bien public". Je lui dis alors que quelqu'un avait déjà fait un article sur nous la veille !! Elle était certes un peu déçue, mais nous avons tout de même poursuivi notre conversation.
C'est une très belle rencontre !!
Je quitte Donc Flavigny vers 13h après avoir mangé une pizza au village. Je passe par une des entrées de la ville, la Porte du Bourg" dite "Porte de Barme". Cette imposante porte fortifiée date du XIVe siècle. Au centre, on peut y apercevoir une niche contenant une Vierge de l'époque. Elle est percée de 3 meurtrières dans sa partie supérieure.
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| Marius franchissant la Porte de Barme |
Nous sommes sur une route goudronnée avant de longer une piste en bordure de champs céréaliers (blé, avoine, orge, colza). En ce moment, c'est la période des moissons et les agriculteurs sont dans leurs champs. Je dois tenir Marius qui n'est attiré que par une chose, celle d'aller manger les céréales qui lui tendent les bras. J'ai beau lui expliquer qu'on ne mange des céréales que pour le petit déj' dans un bol de lait, il est têtu comme une mule et veut absolument se délecter de tout ce qui borde son chemin !!! Ah sacré Marius !!!
Nous discutons un bon moment avec un agriculteur qui nous explique les difficultés de la profession et nous prenons pas mal de retard sur notre itinéraire.
Nous reprenons le chemin et traversons un sous-bois, ce qui n'est pas désagréable car nous marchons à l'abri du soleil !
Avant d'arriver à Brain, nous faisons une petite halte et nous avons croisé Jean-Philippe. Il est agriculteur céréalier et il passait par là avec son gros tracteur. Il s'est arrêté car il avait entendu parler de nous dans les médias et par Alexandra de l'Office de Tourisme de Montbard.
Nous discutons un moment et reprenons chacun notre chemin.
J'arrive enfin à Brain qui est une toute petite commune ne comptant que quelques dizaines d'âmes (28 habitants). Là, la femme de Jean-Philippe est venue à ma rencontre avec ses enfants, car elle voulait leur montrer Marius qui s'est bien prêté aux jeu des photos. Une fois pris sous toutes ses coutures, nous poursuivons...Une villageoise s'approche, nous discutons et elle me fait visiter la chapelle de Saint Claude. Sa particularité est d'avoir un clocher ouvert, en pierre. A l'intérieur, nous pouvons voir les poutres "engoulées", sortant de la gueule d'animaux assez monstrueux !!! C'est très particulier et aussi très surprenant !!!
En architecture, engoulant se dit pour une poutre de charpente dont les extrémités sculptées représentent une gueule animale avalant la poutre. L'engoulant est généralement présent aux deux extrémités de l'entrait (poutre), typique de l'art du XV ème siècle.
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| Chapelle Saint Claude |
Saint-Claude était un ermite du 5ème siècle, né à Salins. Au cours de la folie révolutionnaire, son corps a été brulé en 1794.
La chapelle de Brain, qui lui est dédiée et qui date du 15ème siècle, est située en haut de la commune.
Une Vierge à l'enfant orne la façade.Une porte toute simple permet l'entrée dans la chapelle.
A l'intérieur,des engoulants soutiennent les poutres.
Un clocheton, encore muni de sa cloche, est situé, au milieu de l'édifice. Ce qui fait penser que celui-ci a été agrandi, car le clocheton se trouve généralement en façade.
On remarquera son très lourd toit de laves.
Toutes les maisons du village sont regroupées autour de cette chapelle. Les toits des maisons sont tous en pierre de lave, donc très sombres.
Nous arrivons à la sortie du village de Brain vers 20 heures et nous sommes juste devant la mairie du village, qui n'est autre que l'ancienne école. Il y a beaucoup de verdure et ça me semble être l'endroit idéal pour passer la nuit ! De l'herbe pour Marius, un préau au cas où il faille s'abriter et une prise électrique pour recharger les batteries... c'est royal !
J'ai donc débâté Marius et je l'ai attaché à l'arbre de la liberté planté là en 1989, symbole du bi-centenaire de la révolution Française.
J'ai rangé mes affaire et me suis préparé un délicieux couscous au poulet, certes lyophilisé, mais bio !!!
Pendant que je me délectais de ce succulent met, une dame qui rentrait chez elle en voiture s'arrête. Elle m'avait déjà aperçu dans le village un peu plus tôt. Elle me propose de venir dormir chez elle ou d'aller y prendre une douche et qu'elle disposait également d'un grand terrain attenant à sa maison où Marius pourrait y passer la nuit. J'avoue que sa proposition était véritablement alléchante, mais rien que le fait de rebâter Marius me pesait un peu. J'accepte d'aller y prendre ma douche ....
Je discute un moment avec Marie-Agnès et son époux Grégory et il me propose d'aller chercher mes affaires en voiture, ce qui était vraiment une très délicate attention. J'accepte donc leur hospitalité pour la nuit.
Je rentre à pied avec Marius et Grégory en voiture avec toutes mes affaires !
Hum que c'est bon de dormir dans un vrai lit !!!!
mardi 23 juillet 2013
Jour 8 - Mercredi 24 Juillet - En route pour Bibracte
Départ de Venarey les Laumes à 9h30 en compagnie de Robin le cycliste. Nous avons traversé la ville et passons devant un cabinet vétérinaire pour lui
montrer la plaie de Marius, mais il était absent. Nous devions y
repasser plus tard, mais le détour était trop important et nous n'y
sommes pas retournés.
Comme à mon habitude, je fais le détour par l'office de tourisme pour récupérer quelques cartes et notamment un plan de Alise Sainte Reine, là où se trouve Alésia et la fameuse statue de Vercingétorix !
Ne
supportant pas que je sois hors de sa vue plus de deux minutes, Marius
se met à braire. Une dame se tourne vers moi et me lance " Il doit
sûrement avoir soif " ! Et un autre " il doit avoir chaud " ! Ou encore "
il est beaucoup trop chargé " ! Ce qui a véritablement le don de
m'agacer !!! A croire qu'ils ont tous un CAP "Ane" !!! Greuhhhhhhh !!!!
Au bout d'un moment, j'en ai tellement eu assez d'entendre de telles absurdités que j'ai répondu à une personne qu'un âne chargé pouvait la choquer alors que le travail des enfants mineurs, lui, ne choquait personne. Tout ça pour une société de consommation qui n'a que faire de ce véritable fléau !!! J'espère que cette personne aura compris le message ! Je pense avoir été assez désagréable, mais bon .... Nulle n'est parfait !
Après cet épisode, nous avons profité de faire quelques courses au supermarché du coin. Moi il me fallait absolument une petite bouteille de gaz si je veux continuer à me nourrir le plus correctement possible ! En sortant de là, une petite fille est venue me donner quelques pièces pour l'association. C'était vraiment très mignon de sa part et je la remercie !
Ce matin c'est le marché à Venarey et j'entends des personnes qui crient " Oh Marius !!! " , " comment va Marius ? " telle une star de cinéma ! Les gens nous reconnaissent. Ils ont entendu parler de nous à la radio, vu l'article de presse.
Robin et moi buvons un café ensemble avant de nous quitter. Lui pour rejoindre sa famille dans le sud et en longeant le canal de bourgogne et moi pour me diriger vers Alise qui se trouve à seulement 2 kilomètres de Venarey
J'ai fait une halte dans le parc pour manger un morceau et là j'ai rencontré un couple avec des ados. Nous avons échangé quelques mots sur le but de mon action et ils m'ont fait un don de 10€. Merci à eux !
Je reprends la route et arrive enfin à Alise Sainte Reine. Ce village est situé sur une hauteur et il faut donc grimper !
Le nom de cette commune est surtout connu pour deux raisons :
La seconde pour Sainte-Reine, directement issu du nom de la martyre chrétienne Sainte Reine qui fut décapitée sur l'ordre du général romain Olibrius en ce lieu en 252 apr. J.-C., et dont la commune a fait sa sainte patronne.
Nous traversons donc cette ville chargée d'histoire, tout en la visitant.
Nous passons devant l'hôpital à l'origine du pèlerinage de Sainte Reine et devant la source miraculeuse où les gens venaient se faire soigner pour des problèmes de peau notamment.
Une fois la visite du village bouclée, je me rends à l'ouest du Mont Auxois où trône une statue monumentale de Vercingétrorix, haute de 6,60 mètres sur un socle de 7 mètres. Soit une hauteur totale de presque 14 mètres.
Le visage de Vercingétorix, inspiré par Napoléon III jeune, et son attitude expriment la résignation après la défaite. La représentation est empreinte d’anachronismes. Le collier de perles est de pure fantaisie. La cuirasse, l’épée et les bandelettes qui enserrent les braies (pantalons) appartiennent à d’autres époques... Le tout est conforme à l’image diffusée aux XIXe et XXe siècles par l’imagerie populaire et les manuels scolaires : des Gaulois moustachus aux cheveux longs, portant des casques à ailes ou à cornes, aimant la guerre et la chasse, vivant dans des huttes. Autant d’idées reçues qui sont aujourd’hui démenties par les découvertes archéologiques et la relecture des textes antiques.
Avant d'arriver au pied de la statue, j'ai rencontré énormément de monde qui était là pour la mise en place du festival qui doit avoir lieu ce WE. Ils m'ont offert une bière qui m'a séché avec la chaleur et c'est en titubant que je suis arrivé au pied de la statue de Vercingétorix !!! Hic !
Le temps de faire quelques photos et de voir les fouilles gallo romaines.
L'heure avance et nous devons absolument rejoindre Flavigny situé à environ 5 ou 6 km ou nous attend Chantal, une dame que j'avais rencontrée ce matin à Venarey.
Chantal m'avait gentiment proposé de venir m'installer dans son champ pour la nuit. Elle a aussi des ânes, mais également des moutons pour la laine et elle fait aussi diverses productions bio. C'est quelqu'un de très gentil et de très cultivé ! Elle m'a fait un cours d'histoire exceptionnel sur la région et sur Flavigny. Elle m'explique que la route que j'emprunte pour me rendre à Bibracte est celle également empruntée par la procession solennelle qui apportait les reliques de Sainte Reine à Alise. Tous les jours des pèlerins accomplissaient leur dévotion entre les deux villages.
Cette voie Romaine qui traverse le Parc Régional du Morvans jusqu'à Bibracte, ancienne capitale du peuple celte des Eduens (au Ier Siècle av J.C.). Ce chemin de 120 km traverse les moments forts de l'histoire Gauloise et se veut le plus fidèle possible à l'itinéraire emprunté par Vercingétorix et ses troupes de plus de deux cent mille hommes.
Comme à mon habitude, je fais le détour par l'office de tourisme pour récupérer quelques cartes et notamment un plan de Alise Sainte Reine, là où se trouve Alésia et la fameuse statue de Vercingétorix !
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Au bout d'un moment, j'en ai tellement eu assez d'entendre de telles absurdités que j'ai répondu à une personne qu'un âne chargé pouvait la choquer alors que le travail des enfants mineurs, lui, ne choquait personne. Tout ça pour une société de consommation qui n'a que faire de ce véritable fléau !!! J'espère que cette personne aura compris le message ! Je pense avoir été assez désagréable, mais bon .... Nulle n'est parfait !
Après cet épisode, nous avons profité de faire quelques courses au supermarché du coin. Moi il me fallait absolument une petite bouteille de gaz si je veux continuer à me nourrir le plus correctement possible ! En sortant de là, une petite fille est venue me donner quelques pièces pour l'association. C'était vraiment très mignon de sa part et je la remercie !
Ce matin c'est le marché à Venarey et j'entends des personnes qui crient " Oh Marius !!! " , " comment va Marius ? " telle une star de cinéma ! Les gens nous reconnaissent. Ils ont entendu parler de nous à la radio, vu l'article de presse.
Robin et moi buvons un café ensemble avant de nous quitter. Lui pour rejoindre sa famille dans le sud et en longeant le canal de bourgogne et moi pour me diriger vers Alise qui se trouve à seulement 2 kilomètres de Venarey
J'ai fait une halte dans le parc pour manger un morceau et là j'ai rencontré un couple avec des ados. Nous avons échangé quelques mots sur le but de mon action et ils m'ont fait un don de 10€. Merci à eux !
Je reprends la route et arrive enfin à Alise Sainte Reine. Ce village est situé sur une hauteur et il faut donc grimper !
Le nom de cette commune est surtout connu pour deux raisons :
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| Statue de Sainte Reine |
La seconde pour Sainte-Reine, directement issu du nom de la martyre chrétienne Sainte Reine qui fut décapitée sur l'ordre du général romain Olibrius en ce lieu en 252 apr. J.-C., et dont la commune a fait sa sainte patronne.
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| Source miraculeuse |
Nous traversons donc cette ville chargée d'histoire, tout en la visitant.
Nous passons devant l'hôpital à l'origine du pèlerinage de Sainte Reine et devant la source miraculeuse où les gens venaient se faire soigner pour des problèmes de peau notamment.
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| Hôpital |
Une fois la visite du village bouclée, je me rends à l'ouest du Mont Auxois où trône une statue monumentale de Vercingétrorix, haute de 6,60 mètres sur un socle de 7 mètres. Soit une hauteur totale de presque 14 mètres.
Le visage de Vercingétorix, inspiré par Napoléon III jeune, et son attitude expriment la résignation après la défaite. La représentation est empreinte d’anachronismes. Le collier de perles est de pure fantaisie. La cuirasse, l’épée et les bandelettes qui enserrent les braies (pantalons) appartiennent à d’autres époques... Le tout est conforme à l’image diffusée aux XIXe et XXe siècles par l’imagerie populaire et les manuels scolaires : des Gaulois moustachus aux cheveux longs, portant des casques à ailes ou à cornes, aimant la guerre et la chasse, vivant dans des huttes. Autant d’idées reçues qui sont aujourd’hui démenties par les découvertes archéologiques et la relecture des textes antiques.
Avant d'arriver au pied de la statue, j'ai rencontré énormément de monde qui était là pour la mise en place du festival qui doit avoir lieu ce WE. Ils m'ont offert une bière qui m'a séché avec la chaleur et c'est en titubant que je suis arrivé au pied de la statue de Vercingétorix !!! Hic !
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| Statue de Vercingétorix |
Le temps de faire quelques photos et de voir les fouilles gallo romaines.
L'heure avance et nous devons absolument rejoindre Flavigny situé à environ 5 ou 6 km ou nous attend Chantal, une dame que j'avais rencontrée ce matin à Venarey.
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| Borne militaire de l'époque (analogue à nos bornes kilométriques actuelles) |
Chantal m'avait gentiment proposé de venir m'installer dans son champ pour la nuit. Elle a aussi des ânes, mais également des moutons pour la laine et elle fait aussi diverses productions bio. C'est quelqu'un de très gentil et de très cultivé ! Elle m'a fait un cours d'histoire exceptionnel sur la région et sur Flavigny. Elle m'explique que la route que j'emprunte pour me rendre à Bibracte est celle également empruntée par la procession solennelle qui apportait les reliques de Sainte Reine à Alise. Tous les jours des pèlerins accomplissaient leur dévotion entre les deux villages.
Cette voie Romaine qui traverse le Parc Régional du Morvans jusqu'à Bibracte, ancienne capitale du peuple celte des Eduens (au Ier Siècle av J.C.). Ce chemin de 120 km traverse les moments forts de l'histoire Gauloise et se veut le plus fidèle possible à l'itinéraire emprunté par Vercingétorix et ses troupes de plus de deux cent mille hommes.
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| Ruelle de Flavigny by night |
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