Notre action
Le parcours
18 juillet : Tonnerre
19 juillet : canal de Bourgogne
20 juillet : canal de Bourgogne
21 juillet :canal de Bourgogne
22 juillet :canal de Bourgogne
23 juillet : Canal de Bougogne - Alésia
24 juillet : Alésia - Flavigny sur Ozerain (canal de Bourgogne 82 km)
25 juillet : Flavigny sur Ozerain - Sainte Colombe (20 km)
26 juillet : Sainte Colombe - Vic sous Thil (21 km)
27 juillet : Vic sous Thil - Lac de Chamboux (19 km)
28 juillet : Lac de Chamboux - Gien sur cure (23km)
29 juillet : Gien sur cure - Haut Folin (21.5 km)
30 juillet : Haut Folin - Bibracte (10 km)
31 juillet : Bibracte - Temple 1000 bouddhas (32,5 km)
1 août : JOURNEE DE REPOS
2 août : Temple - Montgillard (23.5 km)
3 août : Montgillard - Guegnon - Rigny sur Arroux (24,5 km)
4 août : Rigny sur Arroux - Le Carignat (23 km)
5 août : Le Carignat - Melay (22 km)
6 août : Melay - Saint Germain Lespinasse (26 km)
7 août : Saint Germain Lespinasse - La Verrerie (24 km)
8 août : La Verrerie - Saint Just en Chevalier (26,5 km)
9 août : Saint Just en Chevalier - Noirétable (24 km)
10 août : JOURNEE REPOS
11 août : Noirétable - Saint Just en Bas (25,5 km)
12 août : Saint Just en Bas - Montverdun (23 km)
13 août : Montverdun - Chambéon (25 km)
14 août : Chambéon - Estaing (25 km)
15 août : Estaing - Panissières (23 km)
16 août : Panissières - Villechenève - Yzeron (26.5 km)
17 août : Yzeron - Saint Christophe en Jarez (25 km)
18 août : Saint Christophe en Jarez - Saint-Chamond (23,5 km)
19 août : Saint-Chamond - Saint Sauveur en Rue (28 km)
20 août : Saint Sauveur en Rue - Devesset (28,5km)
21 août : Devesset - Fay sur Lignon (25 km)
22 août : Fay sur Lignon - Mont Gerbier de Jont (25.5 km)
Transport en van
23 août : Rochemaure - Montélimar - Montbouchert sur Jabron (11 km)
24 août : Montboucher sur Jabron - Aleyrac (23 km)
25 août : Aleyrac - Rousset les Vignes (19 km)
19 juillet : canal de Bourgogne
20 juillet : canal de Bourgogne
21 juillet :canal de Bourgogne
22 juillet :canal de Bourgogne
23 juillet : Canal de Bougogne - Alésia
24 juillet : Alésia - Flavigny sur Ozerain (canal de Bourgogne 82 km)
25 juillet : Flavigny sur Ozerain - Sainte Colombe (20 km)
26 juillet : Sainte Colombe - Vic sous Thil (21 km)
27 juillet : Vic sous Thil - Lac de Chamboux (19 km)
28 juillet : Lac de Chamboux - Gien sur cure (23km)
29 juillet : Gien sur cure - Haut Folin (21.5 km)
30 juillet : Haut Folin - Bibracte (10 km)
31 juillet : Bibracte - Temple 1000 bouddhas (32,5 km)
1 août : JOURNEE DE REPOS
2 août : Temple - Montgillard (23.5 km)
3 août : Montgillard - Guegnon - Rigny sur Arroux (24,5 km)
4 août : Rigny sur Arroux - Le Carignat (23 km)
5 août : Le Carignat - Melay (22 km)
6 août : Melay - Saint Germain Lespinasse (26 km)
7 août : Saint Germain Lespinasse - La Verrerie (24 km)
8 août : La Verrerie - Saint Just en Chevalier (26,5 km)
9 août : Saint Just en Chevalier - Noirétable (24 km)
10 août : JOURNEE REPOS
11 août : Noirétable - Saint Just en Bas (25,5 km)
12 août : Saint Just en Bas - Montverdun (23 km)
13 août : Montverdun - Chambéon (25 km)
14 août : Chambéon - Estaing (25 km)
15 août : Estaing - Panissières (23 km)
16 août : Panissières - Villechenève - Yzeron (26.5 km)
17 août : Yzeron - Saint Christophe en Jarez (25 km)
18 août : Saint Christophe en Jarez - Saint-Chamond (23,5 km)
19 août : Saint-Chamond - Saint Sauveur en Rue (28 km)
20 août : Saint Sauveur en Rue - Devesset (28,5km)
21 août : Devesset - Fay sur Lignon (25 km)
22 août : Fay sur Lignon - Mont Gerbier de Jont (25.5 km)
Transport en van
23 août : Rochemaure - Montélimar - Montbouchert sur Jabron (11 km)
24 août : Montboucher sur Jabron - Aleyrac (23 km)
25 août : Aleyrac - Rousset les Vignes (19 km)
Archives du blog
-
▼
2013
(54)
-
▼
août
(25)
- Jour 40 - Dimanche 25 Août - Du Mont Gerbier à Rou...
- Jour 39 - Samedi 24 Août - Le jour le plus long
- Jour 38 - Vendredi 24 Août - Souvenirs d'enfance...
- Jour 37 - Jeudi 22 Août - Compostelle, jamais très...
- Jour 36 - Mercredi 21 Août - C'est haut, mais c'es...
- Jour 35 - Mardi 20 Août - Début de la traversée du...
- Jour 34 - Lundi 19 Août - Sur la route du lait, re...
- Jour 33 - Dimanche 18 Août - GR7 en vue
- Jour 32 - Samedi 17 Août - Trop à la bourre, il fa...
- Jour 31 - Vendredi 16 Août - Etre riche chacun à s...
- Jour 30 - Jeudi 15 Août - Arrivé en plaine du Forez
- Jour 29 - Mercredi 14 Août - On s'caille à 1253 mè...
- Jour 28 - Mardi 13 Août - Randonner au feeling ...
- Jour 27 - Lundi 12 Août - Après les Monts de la Ma...
- Jour 26 - Dimanche 11 Août - Marius se la joue for...
- Jour 25 - Samedi 10 Août 2013 - Ca sent pas le mun...
- Jour 24 - Vendredi 9 Août - En route pour les Mont...
- Jour 23 - Jeudi 8 Août - Une journée pour sécher, ...
- Jour 22 - Mercredi 7 Août - Journée de repos à Melay
- Jour 21 - Mardi 6 Juillet - J'avance les pieds dan...
- Jour 20 - Lundi 5 Août - Grêlons au pays de l'esca...
- Jour 19 - Dimanche 4 Août - Retour au Canal
- Jour 18 - Samedi 3 Août - Om mane padne om... Mar...
- Jour 17 - Vendredi 2 Août - Des nudistes aux Boud...
- Jour 16 - Jeudi 1er Août - Un petit coup de mou et...
-
▼
août
(25)
Découvrez la playlist Marius tour 2013 avec
dimanche 25 août 2013
Jour 40 - Dimanche 25 Août - Du Mont Gerbier à Rousset...
Je suis réveillé au beau milieu de la nuit par plusieurs voitures qui s'arrêtent à proximité de ma tente. Il est 4 heures. Ce sont sûrement des gens qui viennent voir le lever du soleil, car je sais que d'ici on peut voir le jour se lever sur le Mont Blanc.
A 7 heures, je me lève et tout est plongé au milieu du brouillard, ce qui me fait dire que les gens arrivés cette nuit, n'ont pas dû grand voir chose s'ils sont venus pour ça.
On déjeune avec Bénédicte, ensuite on lève le camp pour la dernière fois. C'est peut-être pour cela que j'ai oublié le longe de Marius, car je n'en ai plus besoin...
On ne voit pas grand chose à cause du brouillard
Il me semblait qu'il ne restait qu'une dizaine de kilomètres pour arriver au Mont Gerbier de jonc, en fait il en reste au moins 13 ou 14 !
On passe devant le Croix de la Boutières à 1506 mètres, plus haut col de l'Ardèche.
Peu après, on rencontre une famille de marcheurs qui nous annoncent 13 kilomètres jusqu'au Mont Gerbier ! J'ai un petit coup de "flip" car je vais devoir faire attendre les amis qui sont venus me chercher et Bénédicte aussi car elle a rendez-vous avec son ami et son fils qui doivent venir a rejoindre.
Ça me surprend et je pense qu'ils se trompent...
![]() |
| Croix de la Boutières |
D'ailleurs, un moment après, nous les recroisons et ils nous disent qu'effectivement, il ne reste que 8 kilomètres ! Ouf !!!
Les derniers kilomètres se font tantôt sur de la route, tantôt sur des chemins.
Je finis par arriver au mont Gerbier à 13 heures ! Destination finale de ce périple.
Ça y est, ça c'est fait !!! Je suis très heureux d'avoir atteint mon but.... Yesssssssssss !!!
Je suis très fier de Marius, mon fidèle compagnon, qui encore une fois m'a montré toutes ses capacités et son attachement.
A ce moment là, je ressens beaucoup d'émotion qui se mêle à la tristesse. Tristesse de savoir que c'est la fin.
Cette aventure, la plus longue en terme de jours et de kilomètres fut véritablement exceptionnelle !
Maria et son mari sont déjà là et ils m'attendent. Quant à Bénédicte, elle est aussi attendue par les siens.
Nous pique niquons tous ensemble avant de prendre la route en van direction la maison.
Une petite heure plus tard, Marius monte dans le camion sans difficulté, à notre grand étonnement !
Nous arrivons au Pègue vers 17 heures et Malone fait les derniers kilomètres avec moi jusqu'à Rousset les Vignes où nous sommes attendus par une trentaine de personnes.
La municipalité avait préparé un apéritif de bienvenue et je remercie chaleureusement le maire et tous les élus pour cet accueil chaleureux qui fait très chaud au cœur.
| Marius aussi a du mal à cacher sa joie ! |
Libellés :heureux qui comme marius,marius tour 2013,Mont Gerbier de Jonc,Rousset les Vignes,solidarité élisa | 5
commentaires
Pays/territoire :
Rousset-les-Vignes, France
samedi 24 août 2013
Jour 39 - Samedi 24 Août - Le jour le plus long
Je suis réveillé par la pluie vers 6 heures ce matin et je sais qu'elle était attendue aujourd'hui ! Ça ne dure pas, et quand je me lève, la pluie avait cessé et le ciel commence à se dégager. Nous avons une grosse journée en vue, alors je rassemble mes affaires au plus vite et partons assez rapidement !
Nous avons pas mal de dénivelé aujourd'hui et il est impératif pour moi d'arriver le plus près possible du Mont Gerbier de Jonc
Plus on s'approche du mont Mezenc, plus les constructions sont faites de pierre de lave noire, recouvertes d'un lichen oranger.
Nous redescendons du Mont Chignac, depuis lequel la vue est magnifique, pour faire deux courses, car je n'ai plus rien à manger pour mon dernier petit déjeuner. Je trouve une petite épicerie pour me ravitailler et le monsieur m'offre même des carottes pour Marius !
Chignac était l'ancien nom de Saint Agrève, issu du site romain Cinnacum. Le mont Chignac, à l'Est de la ville, fut le lieu de la première bourgade; elle fut ravagée par les guerres de religion et la nouvelle ville reconstruite sur le plateau de granite au pied de la butte, qui monte à 1 120 m et d'où l'on découvre un large panorama.
Nous partons pour retrouver le GR, mais il a été dévié par rapport à celui qui est tracé sur ma carte. Le GR fusionne avec le Chemin de Compostelle. Je trouve d'ailleurs plusieurs coquilles cloutées dans les arbres et trouve même une coquille sculptée sur une pierre de granite par un artiste du coin qui a fait Compostelle.
Ici, nous avons droit à trois GR pour le prix d'un !
Nous passons près de Mars, village ardéchois et je fais très attention de ne pas me tromper pour éviter de changer de planète !
En fin de matinée, je passe devant une propriété qui attire toute mon attention par sa déco d'accueil qui semble indiquer que la personne a fait Compostelle.
J'aperçois la dame et lui demande si elle peut me donner de l'eau pour Marius. J'attache mon compagnon, et m'approche d'elle. Nous échangeons quelques mots et elle me dit qu'elle a fait Compostelle en plusieurs tronçons.
Je retrouve Marius et en profite pour jeter un œil sur ma carte. A ce moment-là, je vois plusieurs randonneurs passer et je les retrouve quelques minutes plus tard au bord du chemin, en train de déjeuner. A la vue de Marius, je vois qu'ils s'interrogent, alors je m'arrête pour discuter un peu avec eux. Je réponds à leurs questions et en profite pour leur demander si je peux me poser près d'eux pour manger et ils acceptent. On continue à discuter de Marius, des ânes, de la randonnée et en particulier de la leur. Ils sont partis pour une ballade de plusieurs jours. Un moment après, d'autres randonneurs les rejoignent, car ils sont nombreux et chacun marche à son rythme.
Je vois que le temps se gâte de plus en plus. Le soleil qui était avec moi depuis ce matin, s'est petit à petit effacé derrière les nuages. Il fait de plus en plus sombre et le vent souffle fort. Je crains de prendre la pluie et pars avant les randonneurs. Nous quittons l'Ardèche pour repasser en Haute Loire.
Ce chemin me rappelle beaucoup celui de Stevenson dans la partie située dans le Velay. Il y a beaucoup d'élevage et les chemins sont bordés de pierres de granite.
Avant d'arriver à Fay sur Lignon, deux des randonneurs nous rejoignent et nous avançons jusqu'au village tout en discutant.
En arrivant, j'ai l'impression que c'est un tout petit village, mais qui en fait n'est pas si petit que ça car il y a tout de même un peu plus de 400 habitants, des commerces et même une gendarmerie !
Il est 16 heures, je m'arrête au café du coin pour me désaltérer et je rencontre un jeune homme qui fait du vélo et il me dit qu'il aimerait randonner avec un âne. Je lui explique comment faire avant de reprendre ma route.
Il me reste environ 12 ou 13 kilomètres à parcourir, soit environ un peu plus de 3 heures de marche.
Au bout d'une demie heure de marche, je m'habille un peu plus chaudement car le vent est froid et le ciel de plus en plus nuageux. Le pluie ne semble pas loin. J'ai encore pas mal de dénivelé avant d'arriver à la destination que je me suis fixée.
J'ai encore une dizaine de kilomètres environ de montée avant d'arriver à la Croix de Pecatta située à 1669 mètres d'altitude. Ce sera le point le plus haut de mon périple.
Je fais essentiellement de la route, entrecoupée par des chemins par moments. J'ai perdu le GR et continue par la route pour aller jusqu'à la Croix de Pecatta. Il est déjà plus de 21 heures quand j'y arrive et le couché de soleil est déjà passé.
Cette croix est située sur le Mont Mézenc.
Le mont Mézenc, d'origine volcanique, culmine à 1 753 m d'altitude. Il est situé sur la même ligne de crête que le mont Gerbier de Jonc, entre Velay et Vivarais dans le massif du Mézenc au sein du Massif central.
Vers 22h30, une amie qui avait fait le Ventoux avec moi en 2008 vient me rejoindre en camionnette. Nous mangeons un morceau ensemble et je vais me coucher.
C'est ma dernière nuit de nomade et ce soir il fait très froid...
Nous avons pas mal de dénivelé aujourd'hui et il est impératif pour moi d'arriver le plus près possible du Mont Gerbier de Jonc
Plus on s'approche du mont Mezenc, plus les constructions sont faites de pierre de lave noire, recouvertes d'un lichen oranger.
Nous redescendons du Mont Chignac, depuis lequel la vue est magnifique, pour faire deux courses, car je n'ai plus rien à manger pour mon dernier petit déjeuner. Je trouve une petite épicerie pour me ravitailler et le monsieur m'offre même des carottes pour Marius !
Chignac était l'ancien nom de Saint Agrève, issu du site romain Cinnacum. Le mont Chignac, à l'Est de la ville, fut le lieu de la première bourgade; elle fut ravagée par les guerres de religion et la nouvelle ville reconstruite sur le plateau de granite au pied de la butte, qui monte à 1 120 m et d'où l'on découvre un large panorama.
Nous partons pour retrouver le GR, mais il a été dévié par rapport à celui qui est tracé sur ma carte. Le GR fusionne avec le Chemin de Compostelle. Je trouve d'ailleurs plusieurs coquilles cloutées dans les arbres et trouve même une coquille sculptée sur une pierre de granite par un artiste du coin qui a fait Compostelle.
Ici, nous avons droit à trois GR pour le prix d'un !
Nous passons près de Mars, village ardéchois et je fais très attention de ne pas me tromper pour éviter de changer de planète !
En fin de matinée, je passe devant une propriété qui attire toute mon attention par sa déco d'accueil qui semble indiquer que la personne a fait Compostelle.
![]() |
| Pas à Pas |
J'aperçois la dame et lui demande si elle peut me donner de l'eau pour Marius. J'attache mon compagnon, et m'approche d'elle. Nous échangeons quelques mots et elle me dit qu'elle a fait Compostelle en plusieurs tronçons.
Je retrouve Marius et en profite pour jeter un œil sur ma carte. A ce moment-là, je vois plusieurs randonneurs passer et je les retrouve quelques minutes plus tard au bord du chemin, en train de déjeuner. A la vue de Marius, je vois qu'ils s'interrogent, alors je m'arrête pour discuter un peu avec eux. Je réponds à leurs questions et en profite pour leur demander si je peux me poser près d'eux pour manger et ils acceptent. On continue à discuter de Marius, des ânes, de la randonnée et en particulier de la leur. Ils sont partis pour une ballade de plusieurs jours. Un moment après, d'autres randonneurs les rejoignent, car ils sont nombreux et chacun marche à son rythme.
Je vois que le temps se gâte de plus en plus. Le soleil qui était avec moi depuis ce matin, s'est petit à petit effacé derrière les nuages. Il fait de plus en plus sombre et le vent souffle fort. Je crains de prendre la pluie et pars avant les randonneurs. Nous quittons l'Ardèche pour repasser en Haute Loire.
Ce chemin me rappelle beaucoup celui de Stevenson dans la partie située dans le Velay. Il y a beaucoup d'élevage et les chemins sont bordés de pierres de granite.
Avant d'arriver à Fay sur Lignon, deux des randonneurs nous rejoignent et nous avançons jusqu'au village tout en discutant.
En arrivant, j'ai l'impression que c'est un tout petit village, mais qui en fait n'est pas si petit que ça car il y a tout de même un peu plus de 400 habitants, des commerces et même une gendarmerie !
Il est 16 heures, je m'arrête au café du coin pour me désaltérer et je rencontre un jeune homme qui fait du vélo et il me dit qu'il aimerait randonner avec un âne. Je lui explique comment faire avant de reprendre ma route.
Il me reste environ 12 ou 13 kilomètres à parcourir, soit environ un peu plus de 3 heures de marche.
Au bout d'une demie heure de marche, je m'habille un peu plus chaudement car le vent est froid et le ciel de plus en plus nuageux. Le pluie ne semble pas loin. J'ai encore pas mal de dénivelé avant d'arriver à la destination que je me suis fixée.
J'ai encore une dizaine de kilomètres environ de montée avant d'arriver à la Croix de Pecatta située à 1669 mètres d'altitude. Ce sera le point le plus haut de mon périple.
Je fais essentiellement de la route, entrecoupée par des chemins par moments. J'ai perdu le GR et continue par la route pour aller jusqu'à la Croix de Pecatta. Il est déjà plus de 21 heures quand j'y arrive et le couché de soleil est déjà passé.
Cette croix est située sur le Mont Mézenc.
Le mont Mézenc, d'origine volcanique, culmine à 1 753 m d'altitude. Il est situé sur la même ligne de crête que le mont Gerbier de Jonc, entre Velay et Vivarais dans le massif du Mézenc au sein du Massif central.
Dans la vallée du Vivarais, il semble y avoir des orages, car je vois des éclairs. Ce soir, je décide de planter ma tente. Il fait très froid. Le vend souffle très fort.
Vers 22h30, une amie qui avait fait le Ventoux avec moi en 2008 vient me rejoindre en camionnette. Nous mangeons un morceau ensemble et je vais me coucher.
C'est ma dernière nuit de nomade et ce soir il fait très froid...
![]() |
| La roche pointue - Les dents du diable |
Libellés :GR7,haute loire,heureux qui comme marius,loire,marius tour 2013,Mont Mézenc,solidarité élisa | 0
commentaires
Pays/territoire :
Fay-sur-Lignon, France
vendredi 23 août 2013
Jour 38 - Vendredi 24 Août - Souvenirs d'enfance...
Jean a lu notre aventure sur le blog durant la soirée et a vu le fameux passage à propos des douches. Du coup, il se sent un peu gêné de ne pas m'avoir proposer d'en prendre une avant...
Après une bonne douche qui m'a fait du bien aux pieds, quelques discussions, un peu de politique, un peu d'écologie et un café, je lève le camp et démarre vers 9h15.
Pour arriver à Saint Agrève, j'ai 27 kilomètres à parcourir, donc il n'y a pas de temps à perdre !
Les 2-3 premiers kilomètres à cause de mes pieds devenus très douloureux, mais une fois le rythme pris, ça va mieux !
J'arrive à proximité de Saint Bonnet le Froid et d'un coup, énormément de souvenir d'enfance ressurgissent. C'est là où j'allais en colonie de vacances quand j'étais petit ! J'essaye de me remémorer la ville... De mémoire, les bâtiments de la colo sont vieillots, du coup j'imagine le reste à l'image de ces lieux !
Tout en essayant de me remémorer ces moments de ma vie, j'entends chanter les cigales pour la première fois depuis le début de cette aventure, ce qui prouve bien que je suis dans le "sud" !
J'arrive à Saint Bonnet et tout ce que j'avais gardé en mémoire est erroné ! Je suis agréablement surpris !!! Ce village est très mignon avec ses maisons en granit, il y a des fleurs et ça ma paraît être un bourg plein de vie...
En traversant Saint Bonnet, je tombe sur des petites mamies qui savent tout sur tout et me conseillent de ne pas laisser mon âne au soleil en prenant leur chien en exemple... C'est fou, le nombre de personnes diplômées en "âne" !
A la sortie du village, je récupère un peu de route et j'alterne entre goudron et sentiers. On marche plutôt vite avec Marius ! Si on veut arriver dans les temps au Mont Gerbier de Jonc, nous n'avons plus une minute à perdre ! C'est décidé, il faut qu'on y arrive !!!
![]() |
| Lac de Devesset |
Nous quittons la Haute Loire et sommes à présent en Ardèche. On alterne entre bouts de route et de temps en temps, le GR traverse des sous bois.
Il est midi, quand nous contournons Saint André en Vivarais et là, on tombe sur un champ bien vert qui fait un joli clin d’œil à Marius. Je ne peux pas laisser passer une telle opportunité. Une halte s'impose ! Marius lui, en profite pour s'en mettre plein la lampe !
Je suis en transit entre le parc naturel régional du Pilat et celui des Monts d'Ardèche.
Nous avançons toujours très bien avec Marius et en soirée, nous perdons un peu le GR et arrivons à Saint Agrève par la route. Tout est fermé et il me faut de l'eau pour Marius. Une dame m'indique une fontaine et là, il y a un "pestacle" pour enfants ! Marius a essayé de se faire discret et n'a pas perturbé le bon déroulement de cette animation. J'essaye de me renseigner pour savoir où je peux me poser pour la nuit et une dame me dit qu'il y a un endroit sur les hauteurs de Saint Agrève qui pourrait faire. Je me dirige à l'aide des indications données et histoire de bien corser la journée, on termine par une montée de "fou" pour arriver en haut du village ! Et là, rien d'intéressant pour Marius. Nous contournons un mur et on arrive sur un endroit plus où moins clôturé et bien vert pour mon compagnon ! Je m'arrête là et me prépare à manger. Ce soir, je ne plante pas ma tente ....
Libellés :ardèche,GR7,haute loire,heureux qui comme marius,marius tour 2013,parc neturel régional du pilat,Saint Agrève,Saint Bonnet le Froid | 1 commentaires
Pays/territoire :
Saint-Agrève, France
jeudi 22 août 2013
Jour 37 - Jeudi 22 Août - Compostelle, jamais très loin de mon chemin !
Réveil très bruyant ce matin, car le terrain sur lequel je me suis posé hier soir est juste à côté d'une route départementale qui mène jusqu'à Saint Etienne qui est à douze kilomètres de là. Je remballe assez vite mes affaires et vais boire un café à l'auberge car je n'ai presque plus rien pour le petit déjeuner, à part trois poignées de céréales et des compotes.
Avant de repartir, je distribue quelques cartes devant l'auberge. Quelques personnes font des photos de Marius.
Je m'en vais, et derrière moi, un monsieur essaye de me rattraper en courant, il m'appelle...
Il vient de voir sur la carte que je marche pour les enfants malades et veut me faire un don. Il me donne cinq euro. Merci à lui !
Je reprends le GR qui commence par une route, je passe devant un accrobranche. Marius est un peu effrayé quand il voit des enfants glisser sur les tyroliennes. Il court et je dois le tenir car sur la route c'est dangereux.
Je passe devant des maisons et ça n'a pas l'air de correspondre à ma carte, donc je fais demi tour. Je me demande si le GR passe par l’accrobranche et demande à des gens qui me disent que non !
Ensuite, un monsieur sort de là avec son tracteur et je lui pose la question. Il me confirme que le GR traverse bien une partie de l'accrobranche, mais que le chemin est un peu raviné au début et qu'après c'est mieux !
Effectivement, pendant un long moment, ça grimpe et c'est raviné. Il y a des coupes de bois dans cette forêt.
Je sors du bois et me retrouve sur une route goudronnée. Je pensais être arrivé à un lieu dit qui s'appelle "Le Tracol", mais je n'y suis pas encore !
J'alterne entre route et chemin. Je trouve que ça ne correspond pas à mon itinéraire ....
Un petit arrêt s'impose...
Je souffle un bon coup et regarde ma carte. Ouf, je suis sur le bon chemin, mais j'avais moins marché que ce que je pensais !!!!
Avant d'arriver au Tracol, Marius s'est fait une petite frayeur à cause d'un chien. Heureusement, il était derrière son enclos, mais Marius ne l'avait pas vu avant car il était dans sa niche, du coup quand il en est sorti en aboyant, il a eu peur et s'est mis à détaller. Assez dangereux à l'approche de la départementale !
Nous sommes ici à la frontière entre les départements de la Loire et de la Haute Loire.
Le GR7 fusionne avec le GR65 (chemin de Compostelle).
On remonte et le GR 65 se sépare du GR7 et je continue en me fixant comme objectif d'arriver à Saint Bonnet le Froid.
En sortant de la forêt j'arrive à un hameau. Comme il est 20h15, 20h30, qu'il me reste encore cinq kilomètres à parcourir et que je n'ai pas envie de marcher la nuit, je me mets en quête d'un endroit pour dormir.
Première maison, le gazon est tondu bien ras et tout me paraît nickel, pas la peine de frapper à cette porte. Juste en face, une autre maison... Je m'approche et le propriétaire des lieux me voit à travers sa baie vitrée. Je lui demande s'il peut m'indiquer un endroit pour passer la nuit et il me propose le terrain près de sa maison.
J'attache Marius et il a de l'herbe, quant à moi, je ne plante pas ma tente ce soir.
Le propriétaire qui s'appelle Jean a des invités et ils me propose de manger avec eux. La discussion principale de la soirée, c'est bien évidemment de notre périple avec mon compagnon de voyage, mais nous discutons aussi d'écologie, d'apiculture et d'environnement.
Il fait un peu frisquet ce soir car il y a un petit vent, mais c'est tout à fait supportable !
mercredi 21 août 2013
Jour 36 - Mercredi 21 Août - C'est haut, mais c'est beau !
J'ai passé la nuit calé entre mes sacoches pour éviter de trop glisser dans la pente. Il faut dire que j'ai rarement dormi sur du plat, mais quand on est fatigué après une bonne journée de marche, on dort bien partout !
Je me réveille de bonne heure ce matin et vais boire un café à l'auberge avant de partir.
La journée qui commence est la plus difficile de ce périple, d'autant qu'elle arrive en fin de parcours. Je dois monter jusqu'à 1 400 mètres.
Je prends la direction du Crêt de la Perdrix situé à 1432 mètres. C'est le point culminant du massif du Pilat.
Pour arriver jusque là, je traverse pas mal de bois et le chemin commence par un pierrier et ce n'est pas très agréable pour commencer la journée.
La vue n'est pas très dégagée sur cette partie du périple et la surprise est d'autant plus grande quand on arrive avant le Col de la Jasserie. Là, nous avons un merveilleux panorama !
Je rencontre un père et ses enfants, avec qui j'échange quelques mots. Il me dit d'avancer jusqu'à l'auberge et que je pourrai manger là-bas, que c'est un endroit très sympa.
Effectivement, vu le monde qu'il y a, je veux bien le croire !
Manque de chance pour moi, c'est complet !
Beaucoup de personnes viennent à ma rencontre pour discuter, dont Josiane et Martine. Voyant qu'il n'y a pas de place pour moi à l'auberge, elles me proposent gentiment de venir m'asseoir à leur table.
Nous faisons connaissance pendant que je déguste mes cuisses de grenouilles. Nous discutons pas mal et c'est encore là une très jolie rencontre.
Étant située au cœur du Parc naturel régional du Pilat, la Jasserie fait office d'auberge et de gite de montagne et de nombreux amateurs de nature et de vol à voile s'y donnent rendez-vous l'été.
Depuis la ferme-auberge, un sentier conduit au sommet du Crêt de la Perdrix, point culminant du massif à 1 432 m d'altitude. Une table d'orientation y est implantée de laquelle se développe une vue à 360° sur sept départements. À l'est, s'ouvre un panorama sur le massif des Alpes et la Vallée du Rhône, au nord, sur Saint Etienne, la plaine et les Monts du Forez et, à l'ouest, sur les massifs de la Haute Loire.
La Jasserie attire beaucoup de monde et il y a aussi beaucoup d'enfants qui se précipitent pour voir Marius. Il n'arrive pas à se reposer ! Il s'était couché et se relève aussitôt...
La fin du repas a été un peu longue et j'ai vu le moment où Marius allait perdre patience ou s'énerver. J'ai toujours peur qu'il écrase un pied.
J'avale mon café en vitesse, règle l'addition et rebâte Marius assez rapidement pour lui éviter trop de stress.
Au moment de partir, Josiane et Martine décident de marcher avec moi jusqu'au Crêt de la Perdrix. Elle connaissent très bien l'endroit, car elles y venaient déjà étant petites.
Nous arrivons au pied du rocher et j'attache Marius car je veux lui éviter de monter sur ce chemin très escarpé.
Une fois arrivés en haut du Crêt, nous voyons la table d'orientation et nous avons une très très belle vue. Par temps clair on peut apercevoir le Mont Blanc. Aujourd'hui, ce n'est pas le cas. L'air est pollué et nous ne voyons pas très loin, mais je vois tout de même le mont Gerbier de Jonc !
Après avoir immortalisé le moment, je redescends pour récupérer Marius et on se dit au revoir. Nous repartons sur un chemin en pensant récupérer le GR plus loin, mais je me rends compte qu'il passe à la table d'orientation, alors je rebrousse chemin et entame la montée que je ne voulais pas faire faire à Marius.
Nous redescendons de l'autre côté et c'est rempli de myrtilliers. Il y a énormément de monde qui ramasse les fruits et c'est à celui qui trouvera le meilleur coin pour en ramasser le plus !!! Pendant un long moment je vois des cueilleurs.
Le chemin traverse une forêt, puis ça devient un petit sentier qui longe une route. Nous traversons ensuite quelques bois, le bois de la Planponpaire, le bois Grézé et le bois de la Roche, avant d'arriver à une autre station de ski. Nous oscillons toujours entre 1200 et 1300 mètres d'altitude.
J'arrive enfin à la croix de Chaubouret où il y a beaucoup de monde. Les gens pratiquent du vélo ou de la randonnée. Je croise d'ailleurs beaucoup de promeneurs et de vététistes depuis la Jasserie.
Là, je mange une bonne glace, histoire de me redonner la pêche.
![]() |
| La Croix des Fosses à Chaubouret |
Je mets un petit moment avant de retrouver le GR et je reste vigilant pour ne pas me tromper car pendant un moment le GR7 fusionne avec le GR42. C'est de la piste tout le long. En hiver c'est une piste de ski de fond.
Là, un moment magique s'offre à moi ! Un chevreuil traverse juste devant nous ....
Et comme une surprise pareille n'arrive jamais seule, un second chevreuil passe !
Çà, c'est du bonheur à l'état pur !!!!
L'objectif que je me suis fixé aujourd'hui c'est d'arriver à proximité du col de la république a un lieu dit qui s'appelle les Trois Croix.
Il est déjà très tard, nous avançons toujours sur la piste équestre à la lampe torche, mais la batterie ne tient pas longtemps et nous voici contraints de continuer dans le noir. J'aurais pu profiter de la luminosité naturelle de la lune car elle est presque pleine ce soir, mais la forêt est tellement dense et les arbres tellement hauts, que je n'y vois presque rien !
Il est 22 heures quand j'arrive au col, j'entends le chant des grillons et je m'attendais à trouver de grandes descentes d'herbe, mais rien de tout cela ! Je suis déçu ! Ce n'est qu'un grand parking goudronné et rien pour dormir !!!
En cherchant un peu, je vois un grand pré qui jouxte une auberge. Ce n'est pas très herbeux, mais suffisamment pour Marius. Vu l'heure déjà bien avancée, je ne plante pas ma tente. J'ai très mal aux pieds à cause des frottements et j'ai très froid....
Ce qui est positif, c'est que depuis que je suis dans le Pilat, c'est très bien balisé et ça rend la rando beaucoup plus plaisante !
mardi 20 août 2013
Jour 35 - Mardi 20 Août - Début de la traversée du Pilat
Je me lève vers deux heures du matin, car j'entends un bruit sourd et j'ai eu peur que Marius se soit échappé !
Après un copieux petit déjeuner et la traditionnelle photo souvenir, je m'en vais jusqu'à Saint Chamond, enchanté de cette nouvelle rencontre.
Je rentre dans la ville et il y a plusieurs GR et notamment des variantes qui sont indiquées de la même façon ! Le GR passe par des endroits pas toujours accessibles avec un âne, notamment des escaliers. Ce n'est pas facile de se repérer dans une ville comme celle-ci, d'autant plus que l'on se fait interpeler très souvent et que c'est jour de marché ! Dans ces cas là, il vaut mieux prendre des repères et pour cette fois-ci, se sera la gare. Je demande à des gens de m'indiquer le chemin pour que je puisse m'y rendre.
Les plus heureux de me voir arriver avec un âne, sont les personnes d'afrique du nord car dans leur pays cet animal est omniprésent.
Il y a tellement de monde autour de Marius que je crains une mauvaise réaction de sa part comme un coup involontaire ou un piétinement de pieds . Je ne prends pas le temps de m'arrêter pour faire deux courses. Je fais une tentative de halte sur la place et je me fais envoyer paitre par une vieille acariâtre qui ne veut pas que j'attache Marius près de sa terrasse de bar qu'elle n'avait d'ailleurs pas encore installée !
Je m'arrête un moment devant la gare en pensant y trouver une brasserie, mais je ne vois rien pour attacher Marius et des gens attablés me balancent un morceau de pain pour Marius, comme s'ils me lançaient des cacahuètes ! Je trouve la réaction des gens un peu bizarre parfois ! Je ne suis pas un mendiant ! Un peu en colère, je préfère partir...
Je regarde dans les rues, voir si je trouve à manger, mais je ne vois rien !
Je repars sur les hauteurs de Saint Chamond, un peu dépité, pour reprendre le GR et là, je trouve une boulangerie ! J'achète du pain, une pâtisserie et une boisson et continue ma route. Ça grimpe toujours et je m'arrête dans un parc pour manger mon gâteau. Je suis câlé et je reprends mon chemin. Ça grimpe beaucoup et là, d'un coup, j'ai une grosse fringale. J'attrape tout ce qui se mange et qui me tombe sous la main, pain, compotes, sardines ...etc... jusqu'à ce que ma faim soit rassasiée !
Je continue à monter et arrive à un col de Plannil situé à 900 mètres d'altitude. En haut du col, il y a une auberge et je vois un champ en pente qui peut faire l'affaire pour cette nuit. Je demande aux gérants si je peux m'y installer. Vu la température plutôt froide ce soir, je préfère installer ma tente. C'est sur la partie la plus plane que je la pose. Ce n'est pas du trois étoiles, mais je vais faire avec !
Après un copieux petit déjeuner et la traditionnelle photo souvenir, je m'en vais jusqu'à Saint Chamond, enchanté de cette nouvelle rencontre.
Je rentre dans la ville et il y a plusieurs GR et notamment des variantes qui sont indiquées de la même façon ! Le GR passe par des endroits pas toujours accessibles avec un âne, notamment des escaliers. Ce n'est pas facile de se repérer dans une ville comme celle-ci, d'autant plus que l'on se fait interpeler très souvent et que c'est jour de marché ! Dans ces cas là, il vaut mieux prendre des repères et pour cette fois-ci, se sera la gare. Je demande à des gens de m'indiquer le chemin pour que je puisse m'y rendre.
Les plus heureux de me voir arriver avec un âne, sont les personnes d'afrique du nord car dans leur pays cet animal est omniprésent.
![]() |
| Rond-point des rencontres |
Il y a tellement de monde autour de Marius que je crains une mauvaise réaction de sa part comme un coup involontaire ou un piétinement de pieds . Je ne prends pas le temps de m'arrêter pour faire deux courses. Je fais une tentative de halte sur la place et je me fais envoyer paitre par une vieille acariâtre qui ne veut pas que j'attache Marius près de sa terrasse de bar qu'elle n'avait d'ailleurs pas encore installée !
Je m'arrête un moment devant la gare en pensant y trouver une brasserie, mais je ne vois rien pour attacher Marius et des gens attablés me balancent un morceau de pain pour Marius, comme s'ils me lançaient des cacahuètes ! Je trouve la réaction des gens un peu bizarre parfois ! Je ne suis pas un mendiant ! Un peu en colère, je préfère partir...
Je regarde dans les rues, voir si je trouve à manger, mais je ne vois rien !
Je repars sur les hauteurs de Saint Chamond, un peu dépité, pour reprendre le GR et là, je trouve une boulangerie ! J'achète du pain, une pâtisserie et une boisson et continue ma route. Ça grimpe toujours et je m'arrête dans un parc pour manger mon gâteau. Je suis câlé et je reprends mon chemin. Ça grimpe beaucoup et là, d'un coup, j'ai une grosse fringale. J'attrape tout ce qui se mange et qui me tombe sous la main, pain, compotes, sardines ...etc... jusqu'à ce que ma faim soit rassasiée !
Je continue à monter et arrive à un col de Plannil situé à 900 mètres d'altitude. En haut du col, il y a une auberge et je vois un champ en pente qui peut faire l'affaire pour cette nuit. Je demande aux gérants si je peux m'y installer. Vu la température plutôt froide ce soir, je préfère installer ma tente. C'est sur la partie la plus plane que je la pose. Ce n'est pas du trois étoiles, mais je vais faire avec !
![]() |
| Vue depuis le col du Planil |
Libellés :heureux qui comme marius,marius tour 2013,monts du lyonnais,rando,saint chamond,solidarité élisa | 0
commentaires
Pays/territoire :
Doizieux, France
Inscription à :
Articles
(Atom)




.jpg)













































