Notre action
Le parcours
18 juillet : Tonnerre
19 juillet : canal de Bourgogne
20 juillet : canal de Bourgogne
21 juillet :canal de Bourgogne
22 juillet :canal de Bourgogne
23 juillet : Canal de Bougogne - Alésia
24 juillet : Alésia - Flavigny sur Ozerain (canal de Bourgogne 82 km)
25 juillet : Flavigny sur Ozerain - Sainte Colombe (20 km)
26 juillet : Sainte Colombe - Vic sous Thil (21 km)
27 juillet : Vic sous Thil - Lac de Chamboux (19 km)
28 juillet : Lac de Chamboux - Gien sur cure (23km)
29 juillet : Gien sur cure - Haut Folin (21.5 km)
30 juillet : Haut Folin - Bibracte (10 km)
31 juillet : Bibracte - Temple 1000 bouddhas (32,5 km)
1 août : JOURNEE DE REPOS
2 août : Temple - Montgillard (23.5 km)
3 août : Montgillard - Guegnon - Rigny sur Arroux (24,5 km)
4 août : Rigny sur Arroux - Le Carignat (23 km)
5 août : Le Carignat - Melay (22 km)
6 août : Melay - Saint Germain Lespinasse (26 km)
7 août : Saint Germain Lespinasse - La Verrerie (24 km)
8 août : La Verrerie - Saint Just en Chevalier (26,5 km)
9 août : Saint Just en Chevalier - Noirétable (24 km)
10 août : JOURNEE REPOS
11 août : Noirétable - Saint Just en Bas (25,5 km)
12 août : Saint Just en Bas - Montverdun (23 km)
13 août : Montverdun - Chambéon (25 km)
14 août : Chambéon - Estaing (25 km)
15 août : Estaing - Panissières (23 km)
16 août : Panissières - Villechenève - Yzeron (26.5 km)
17 août : Yzeron - Saint Christophe en Jarez (25 km)
18 août : Saint Christophe en Jarez - Saint-Chamond (23,5 km)
19 août : Saint-Chamond - Saint Sauveur en Rue (28 km)
20 août : Saint Sauveur en Rue - Devesset (28,5km)
21 août : Devesset - Fay sur Lignon (25 km)
22 août : Fay sur Lignon - Mont Gerbier de Jont (25.5 km)
Transport en van
23 août : Rochemaure - Montélimar - Montbouchert sur Jabron (11 km)
24 août : Montboucher sur Jabron - Aleyrac (23 km)
25 août : Aleyrac - Rousset les Vignes (19 km)
19 juillet : canal de Bourgogne
20 juillet : canal de Bourgogne
21 juillet :canal de Bourgogne
22 juillet :canal de Bourgogne
23 juillet : Canal de Bougogne - Alésia
24 juillet : Alésia - Flavigny sur Ozerain (canal de Bourgogne 82 km)
25 juillet : Flavigny sur Ozerain - Sainte Colombe (20 km)
26 juillet : Sainte Colombe - Vic sous Thil (21 km)
27 juillet : Vic sous Thil - Lac de Chamboux (19 km)
28 juillet : Lac de Chamboux - Gien sur cure (23km)
29 juillet : Gien sur cure - Haut Folin (21.5 km)
30 juillet : Haut Folin - Bibracte (10 km)
31 juillet : Bibracte - Temple 1000 bouddhas (32,5 km)
1 août : JOURNEE DE REPOS
2 août : Temple - Montgillard (23.5 km)
3 août : Montgillard - Guegnon - Rigny sur Arroux (24,5 km)
4 août : Rigny sur Arroux - Le Carignat (23 km)
5 août : Le Carignat - Melay (22 km)
6 août : Melay - Saint Germain Lespinasse (26 km)
7 août : Saint Germain Lespinasse - La Verrerie (24 km)
8 août : La Verrerie - Saint Just en Chevalier (26,5 km)
9 août : Saint Just en Chevalier - Noirétable (24 km)
10 août : JOURNEE REPOS
11 août : Noirétable - Saint Just en Bas (25,5 km)
12 août : Saint Just en Bas - Montverdun (23 km)
13 août : Montverdun - Chambéon (25 km)
14 août : Chambéon - Estaing (25 km)
15 août : Estaing - Panissières (23 km)
16 août : Panissières - Villechenève - Yzeron (26.5 km)
17 août : Yzeron - Saint Christophe en Jarez (25 km)
18 août : Saint Christophe en Jarez - Saint-Chamond (23,5 km)
19 août : Saint-Chamond - Saint Sauveur en Rue (28 km)
20 août : Saint Sauveur en Rue - Devesset (28,5km)
21 août : Devesset - Fay sur Lignon (25 km)
22 août : Fay sur Lignon - Mont Gerbier de Jont (25.5 km)
Transport en van
23 août : Rochemaure - Montélimar - Montbouchert sur Jabron (11 km)
24 août : Montboucher sur Jabron - Aleyrac (23 km)
25 août : Aleyrac - Rousset les Vignes (19 km)
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Découvrez la playlist Marius tour 2013 avec
vendredi 19 juillet 2013
Jour 3 - Vendredi 19 Juillet - On avance, c'est une évidence ! ! !
Il a plu une bonne partie de la nuit et je me réveille régulièrement pour vérifier si Marius est toujours près de la tente, voir s'il dort, s'il mange, voir ce qu'il fait ...
Malone est imperturbable, rien ne le réveille.
Ma nuit est tellement en pointillés que je me réveille à 9h00 en même temps que Malone !
Nous prenons notre petit dèj' au resto du camping "La Cascade" ou nous échangeons quelques mots avec Stéphane le nouveau gérant.
Des campeurs Nantais nous ont fait don de 15 € pour l'association et nous les en remercions.
Ce n'est pas le tout, mais nous avons un peu de chemin à parcourir...
Il faut plier bagage !
Pendant que je bâtais Marius, une journaliste de la presse locale est venue à notre rencontre, car elle nous avait entendu à la radio hier. Nous arrivons enfin à démarrer notre marche du jour vers 11h30 et avant de partir, Stéphane offre une glace à Malone et nous remplit les gourdes. J'en profite au passage pour le remercier de son chaleureux accueil. C'est un endroit très agréable que je recommande à toutes celles et ceux qui prévoient de passer dans le coin. En plus il accueille les ânes ! Encore merci à lui !
Nous retrouvons le canal de bourgogne entre Tonnerre et Tanlay (sur environ 8 kilomètres).
Demain nous essayerons de marcher un peu plus et de faire 10 km !
Mon seul grand regret, c'est de voir que le chemin de halage est entièrement goudronné. Les hommes n'en ont pas assez de goudronner les routes, ils doivent aussi goudronner les chemins !!! Quel dommage !
Nous passons près des écluses et vers 14h00 nous nous arrêtons près de l'une d'elles pour casser la croûte et j'en profite pour expliquer à Malone comment ça fonctionne. L'eau qui monte et qui descend. Malone n'est pas le seul à faire des découvertes, car les bateaux, c'est aussi une grande première pour Marius qui n'en avait encore jamais vus !!!
Par contre, ce qui est loin d'être une grande première pour notre compagnon aux longues oreilles, c'est qu'il est toujours aussi chapardeur et fouille toujours autant dans nos sacoches !!! Donc son repas de midi, ça a été pain de mie, pain aux céréales sans se soucier d'en laisser pour Malone et moi !!!
La péniche, c'est un peu, retrouver la lenteur et la douceur de vivre. Prendre le temps de naviguer pour aller d'un point à un autre. Observer tout ce qui nous entoure, la nature, les gens, l'eau, toute la faune et la flore...
C'est un peu comme nous au pas de l'âne...
On se rend compte que nous avançons au même rythme que les bateaux. Notre cadence est régulière sur le chemin, alors que les bateaux,eux, sont ralentis à chaque passage d'écluse où ils passent environ une dizaine de minutes (ce qui fait râler certaines personnes qui trouvent que ça ne va pas assez vite) et finissent par nous rattraper une fois passée.
Les plaisanciers sont heureux de vivre tranquillement au fil de l'eau et les canaux drainent des gens de diverses nationalités. On peut croiser des Hollandais, des Belges, des Français aussi qui viennent des quatre coins du territoire. On peut naviguer quasiment à travers toute la France car tous les canaux se rejoignent.
L'Histoire du Canal de Bourgogne.
Le Canal de Bourgogne traverse les magnifiques paysages de l'ancien duché de Bourgogne, l'Auxois, le Dijonnais, le Tonnerrois et la partie sud du Senonnais, reliant la rivière YONNE à MIGENNES à la SAONE à SAINT JEAN de LOSNE. A le voir si tranquille, on le croirait installé là depuis longtemps, à attendre les amoureux de la nature tout au long de son cours ombragé. Et pourtant !, fruit de la pensée humaine des prouesses techniques et du dur labeur des hommes, il fallut bien du travail pour en arriver là.
L'idée de joindre les deux mers datant du temps des romains, il faut cependant attendre la fin du XVème siècle pour attaquer son étude ... Les Etats de Bourgogne en 1501 autorisés par LOUIS XII commencent les travaux suspendus pour cause de révolution, repris en 1822, mais ce n'est que le 2 Janvier 1833 que le canal sera ouvert à la circulation sur toute sa longueur.
Le canal de Bourgogne, c'est 242 KMS avec 189 écluses en pierre de taille et moellons, 28 ports et communes traversées, de nombreux ouvrages d'arts( en particulier le souterrain de POUILLY, principal ouvrage d'art , long de 3350 mètres au centre du bief de partage. Jusqu'en 1867 le halage s'y faisait avec les pieds, puis avec l'aide d'une chaîne fixée sur le fond, puis avec le toueur à vapeur délaissé pour cause de fumée au profit du toueur électrique circulant dans les deux sens.
Disparus ou en voie de disparition pour la plupart, le Canal a contribué à développer de nombreux métiers.
L'éclusier, personnage clef, qui assure ouverture et fermeture des portes pour la remontée et la descente des bateaux et qui est logé dans de petites maisonnettes aux architectures différentes selon la région.
Le halage : la traction humaine de la péniche, dite « à la bricole » a subsisté jusqu'en 1914 et remplacée par mulets et chevaux logés au milieu du bateau, système remplacé par le tracteur et enfin la motorisation de la péniche en fer qui remplaçait le bois.
Des métiers spéciaux, tel le marché ambulant typique (M DRIGEARD )qui a vendu de la vaisselle sur son bateau plus de 50 ans, mais aussi des bateaux hôpital ou ambulance pendant la période 1915 et même des bateaux théâtre.
En périphérie du canal travaillaient cordonniers, voiliers et autres charpentiers (réapparus aujourd'hui pour la restauration). Secteur économique important, le canal a fait vivre les familles de mariniers soumis aux aléas du fret dont le marché scellé par un coup de canon jusqu'en 1936 fut remplacé par la bourse d'affrètement qui, réglementa les transactions. En bordure du canal s'installèrent de nombreuses fabriques métallurgiques, scieries et carrières.
L'expansion économique du canal fut contrariée dés le début par la concurrence du chemin de fer dés 1851 alors que le premier bateau naviguait en 1833 ! Et ce ne fit qu'empirer, de 591 000 T transportées en 1929, on arrive à moins de 40 000 T actuellement, sans espoir de retour. D'autres moyens de transport, un tracé sinueux loin du lieu de fabrication, de trop nombreuses écluses qui n'offrent pas grande rapidité et pour accentuer le tout, un entretien aléatoire, des périodes de chômage et de fermetures fréquentes, autant d'éléments qui s'ajoutent les uns aux autres pour une analyse triste mais réaliste sur la condamnation de l'activité commerciale.
Mais pas de défaitisme ! Le canal ne deviendra pas une autoroute ( mais si ! ce fut un projet) grâce au plaisanciers, successeurs des «canalous » qui obligent à travers la construction de bases nautiques les services de « voies navigables de France » à inscrire plus régulièrement des programmes d'entretien des berges, l'automatisation des écluses. De même le développement du tourisme périphérique, la mise en valeur de nos richesses patrimoniales accessibles du bateau, une promotion des produits régionaux ne peuvent que contribuer à conserver et entretenir ce patrimoine national qu'est LE CANAL de BOURGOGNE.
Nous croisons du monde et plusieurs personnes nous ont même dit nous avoir entendu à la radio comme la journaliste que nous avons vue ce matin. Un groupe de jeunes filles scouts qui nous avaient déjà aperçus à Tonnerre nous demandent ce que nous faisons et Malone se charge de tout leur expliquer !!! Elles nous donnent 10 € pour l'association. Un grand merci les filles !!! Ce qui fait un total de 27 € dans notre escarcelle !
Il nous arrive de manquer d'eau, alors nous n'hésitons pas à aller frapper aux portes des anciennes maisons d'éclusiers où nous sommes toujours très bien accueillis. Nous croisons aussi des étudiants qui travaillent au canal pour l'été.
Quant au binôme Malone/Marius, tout se passe à merveille et je suis très surpris que Marius accepte aussi bien mon petit bonhomme !
Bercé par le pas de Marius, Malone demande à faire la sieste. On s'arrête un moment, mais il n'a pas réussi à s'endormir. Nous reprenons notre chemin et Malone continue en marchant.
Nous arrivons à Tanlay vers 19h00 et nous nous posons sur une aire de repos en bordure de canal.
Nous ne sommes pas les seuls. Il y a aussi des personnes avec des chevaux. Une dame nous indique une douche de l'autre côté, alors nous fonçons, Malone et moi et en profitons pour remplir nos gourdes et faire un brin de toilette ! Au retour nous avons pris une seconde douche, mais celle-ci à cause de l'orage et sommes allés nous réfugier sous la tente. Nous en avons profité pour faire quelques jeux Malone et moi en attendant que la pluie cesse de tomber. Ce qui a permis à Malone d'oublier sa peur de l'orage ! Une fois l'orage passé, j'ai préparé à manger. Comme à chaque rando, je transporte en moyenne une douzaine de kilos de nourriture, ce qui est largement suffisant pour varier nos repas et nous avons eu droit à des pancakes que des Hollandais nous ont proposé de partager avec eux !!! Pas facile de communiquer ... moi avec mon mauvais anglais et eux avec leur français moyen !!! Mais de toute façon, on ne parle pas la bouche pleine ! Nous avons passé un très agréable moment en leur compagnie.
Malone est imperturbable, rien ne le réveille.
Ma nuit est tellement en pointillés que je me réveille à 9h00 en même temps que Malone !
Nous prenons notre petit dèj' au resto du camping "La Cascade" ou nous échangeons quelques mots avec Stéphane le nouveau gérant.
Des campeurs Nantais nous ont fait don de 15 € pour l'association et nous les en remercions.
Ce n'est pas le tout, mais nous avons un peu de chemin à parcourir...
Il faut plier bagage !
Pendant que je bâtais Marius, une journaliste de la presse locale est venue à notre rencontre, car elle nous avait entendu à la radio hier. Nous arrivons enfin à démarrer notre marche du jour vers 11h30 et avant de partir, Stéphane offre une glace à Malone et nous remplit les gourdes. J'en profite au passage pour le remercier de son chaleureux accueil. C'est un endroit très agréable que je recommande à toutes celles et ceux qui prévoient de passer dans le coin. En plus il accueille les ânes ! Encore merci à lui !
Nous retrouvons le canal de bourgogne entre Tonnerre et Tanlay (sur environ 8 kilomètres).
![]() |
| Petit clin d’œil en passant à mes copines les vaches |
Demain nous essayerons de marcher un peu plus et de faire 10 km !
Mon seul grand regret, c'est de voir que le chemin de halage est entièrement goudronné. Les hommes n'en ont pas assez de goudronner les routes, ils doivent aussi goudronner les chemins !!! Quel dommage !
Nous passons près des écluses et vers 14h00 nous nous arrêtons près de l'une d'elles pour casser la croûte et j'en profite pour expliquer à Malone comment ça fonctionne. L'eau qui monte et qui descend. Malone n'est pas le seul à faire des découvertes, car les bateaux, c'est aussi une grande première pour Marius qui n'en avait encore jamais vus !!!
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| Mais qu'est-ce que c'est que ce truc qui flotte sur l'eau ???? |
Par contre, ce qui est loin d'être une grande première pour notre compagnon aux longues oreilles, c'est qu'il est toujours aussi chapardeur et fouille toujours autant dans nos sacoches !!! Donc son repas de midi, ça a été pain de mie, pain aux céréales sans se soucier d'en laisser pour Malone et moi !!!
La péniche, c'est un peu, retrouver la lenteur et la douceur de vivre. Prendre le temps de naviguer pour aller d'un point à un autre. Observer tout ce qui nous entoure, la nature, les gens, l'eau, toute la faune et la flore...
C'est un peu comme nous au pas de l'âne...
![]() |
| Chemin de halage le long du canal de Bourgogne |
On se rend compte que nous avançons au même rythme que les bateaux. Notre cadence est régulière sur le chemin, alors que les bateaux,eux, sont ralentis à chaque passage d'écluse où ils passent environ une dizaine de minutes (ce qui fait râler certaines personnes qui trouvent que ça ne va pas assez vite) et finissent par nous rattraper une fois passée.
Les plaisanciers sont heureux de vivre tranquillement au fil de l'eau et les canaux drainent des gens de diverses nationalités. On peut croiser des Hollandais, des Belges, des Français aussi qui viennent des quatre coins du territoire. On peut naviguer quasiment à travers toute la France car tous les canaux se rejoignent.
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| Péniche à l'approche d'une écluse |
L'Histoire du Canal de Bourgogne.
Le Canal de Bourgogne traverse les magnifiques paysages de l'ancien duché de Bourgogne, l'Auxois, le Dijonnais, le Tonnerrois et la partie sud du Senonnais, reliant la rivière YONNE à MIGENNES à la SAONE à SAINT JEAN de LOSNE. A le voir si tranquille, on le croirait installé là depuis longtemps, à attendre les amoureux de la nature tout au long de son cours ombragé. Et pourtant !, fruit de la pensée humaine des prouesses techniques et du dur labeur des hommes, il fallut bien du travail pour en arriver là.
L'idée de joindre les deux mers datant du temps des romains, il faut cependant attendre la fin du XVème siècle pour attaquer son étude ... Les Etats de Bourgogne en 1501 autorisés par LOUIS XII commencent les travaux suspendus pour cause de révolution, repris en 1822, mais ce n'est que le 2 Janvier 1833 que le canal sera ouvert à la circulation sur toute sa longueur.
Le canal de Bourgogne, c'est 242 KMS avec 189 écluses en pierre de taille et moellons, 28 ports et communes traversées, de nombreux ouvrages d'arts( en particulier le souterrain de POUILLY, principal ouvrage d'art , long de 3350 mètres au centre du bief de partage. Jusqu'en 1867 le halage s'y faisait avec les pieds, puis avec l'aide d'une chaîne fixée sur le fond, puis avec le toueur à vapeur délaissé pour cause de fumée au profit du toueur électrique circulant dans les deux sens.
L' alimentation en eau du
canal nécessaire aux éclusées et perte par évaporation, est assurée par
prise d'eau en rivière, pompage dans la Saône et dans les six réservoirs
d'une capacité de 30 millions de M3,crées dès la fin du XIXé siècle.
L’entretien du canal est une lourde charge pour compenser infiltrations,
fuites, effondrements des berges de même que le maintien du rideau d'arbres
plantés et l'accessibilité du chemin de halage.Disparus ou en voie de disparition pour la plupart, le Canal a contribué à développer de nombreux métiers.
L'éclusier, personnage clef, qui assure ouverture et fermeture des portes pour la remontée et la descente des bateaux et qui est logé dans de petites maisonnettes aux architectures différentes selon la région.
Le halage : la traction humaine de la péniche, dite « à la bricole » a subsisté jusqu'en 1914 et remplacée par mulets et chevaux logés au milieu du bateau, système remplacé par le tracteur et enfin la motorisation de la péniche en fer qui remplaçait le bois.
Des métiers spéciaux, tel le marché ambulant typique (M DRIGEARD )qui a vendu de la vaisselle sur son bateau plus de 50 ans, mais aussi des bateaux hôpital ou ambulance pendant la période 1915 et même des bateaux théâtre.
En périphérie du canal travaillaient cordonniers, voiliers et autres charpentiers (réapparus aujourd'hui pour la restauration). Secteur économique important, le canal a fait vivre les familles de mariniers soumis aux aléas du fret dont le marché scellé par un coup de canon jusqu'en 1936 fut remplacé par la bourse d'affrètement qui, réglementa les transactions. En bordure du canal s'installèrent de nombreuses fabriques métallurgiques, scieries et carrières.
L'expansion économique du canal fut contrariée dés le début par la concurrence du chemin de fer dés 1851 alors que le premier bateau naviguait en 1833 ! Et ce ne fit qu'empirer, de 591 000 T transportées en 1929, on arrive à moins de 40 000 T actuellement, sans espoir de retour. D'autres moyens de transport, un tracé sinueux loin du lieu de fabrication, de trop nombreuses écluses qui n'offrent pas grande rapidité et pour accentuer le tout, un entretien aléatoire, des périodes de chômage et de fermetures fréquentes, autant d'éléments qui s'ajoutent les uns aux autres pour une analyse triste mais réaliste sur la condamnation de l'activité commerciale.
Mais pas de défaitisme ! Le canal ne deviendra pas une autoroute ( mais si ! ce fut un projet) grâce au plaisanciers, successeurs des «canalous » qui obligent à travers la construction de bases nautiques les services de « voies navigables de France » à inscrire plus régulièrement des programmes d'entretien des berges, l'automatisation des écluses. De même le développement du tourisme périphérique, la mise en valeur de nos richesses patrimoniales accessibles du bateau, une promotion des produits régionaux ne peuvent que contribuer à conserver et entretenir ce patrimoine national qu'est LE CANAL de BOURGOGNE.
Nous croisons du monde et plusieurs personnes nous ont même dit nous avoir entendu à la radio comme la journaliste que nous avons vue ce matin. Un groupe de jeunes filles scouts qui nous avaient déjà aperçus à Tonnerre nous demandent ce que nous faisons et Malone se charge de tout leur expliquer !!! Elles nous donnent 10 € pour l'association. Un grand merci les filles !!! Ce qui fait un total de 27 € dans notre escarcelle !
Il nous arrive de manquer d'eau, alors nous n'hésitons pas à aller frapper aux portes des anciennes maisons d'éclusiers où nous sommes toujours très bien accueillis. Nous croisons aussi des étudiants qui travaillent au canal pour l'été.
Quant au binôme Malone/Marius, tout se passe à merveille et je suis très surpris que Marius accepte aussi bien mon petit bonhomme !
Bercé par le pas de Marius, Malone demande à faire la sieste. On s'arrête un moment, mais il n'a pas réussi à s'endormir. Nous reprenons notre chemin et Malone continue en marchant.
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| Nouveau binôme Malone/Marius |
Nous arrivons à Tanlay vers 19h00 et nous nous posons sur une aire de repos en bordure de canal.
![]() |
| Heureux qui Comme Marius.... |
Nous ne sommes pas les seuls. Il y a aussi des personnes avec des chevaux. Une dame nous indique une douche de l'autre côté, alors nous fonçons, Malone et moi et en profitons pour remplir nos gourdes et faire un brin de toilette ! Au retour nous avons pris une seconde douche, mais celle-ci à cause de l'orage et sommes allés nous réfugier sous la tente. Nous en avons profité pour faire quelques jeux Malone et moi en attendant que la pluie cesse de tomber. Ce qui a permis à Malone d'oublier sa peur de l'orage ! Une fois l'orage passé, j'ai préparé à manger. Comme à chaque rando, je transporte en moyenne une douzaine de kilos de nourriture, ce qui est largement suffisant pour varier nos repas et nous avons eu droit à des pancakes que des Hollandais nous ont proposé de partager avec eux !!! Pas facile de communiquer ... moi avec mon mauvais anglais et eux avec leur français moyen !!! Mais de toute façon, on ne parle pas la bouche pleine ! Nous avons passé un très agréable moment en leur compagnie.
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| Point de vue du soir ou "La Douceur Bourguignonne" à Tanlay |
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Il est adorable ce binôme !!! ça ferait une bonne photo de com pour le dossier ou les cartes de l'an prochain !!!
RépondreSupprimerBisous à Malone
Une Bagnolaise
RépondreSupprimerUn bon cours d'histoire ou de géo, peu importe, le CANAL DE BOURGOGNE, c'est une merveille pour les amoureux de la nature.
Bravo MALONE mon petit bonhomme, je suis fière de toi, " pas peur de marcher, pas peur des orages et en plus tu expliques aux adultes le périple ".
Les photos sont belles, merci.
De gros bisous à Malone, à son papa et une caresse à marius
Adorable cette photo Malone et Marius.Gros bisous à vous deux.A bientôt
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